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Ascométal : pour la députée LFI Andrée Taurinya, sa fin impacterait toute l’automobile européenne

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Le site d’Ascométal Saint-Etienne dans le Marais. Capture Google Street View

Mis en vente par son propriétaire Swiss Steel, Ascométal a été placé en redressement judiciaire mercredi 27 mars. Cela à la suite du désistement de son repreneur potentiel, l’aciériste italien Venete , celui-ci ayant laconiquement annoncé que « cette opération n’a pu aboutir ». Outre le centre de recherche CREAS (Moselle), trois sites industriels sont concernés : Hagondange (Moselle), Custines (Meurthe-et-Moselle) et celui de Saint-Etienne dans le quartier du Marais qui compte encore une soixantaine d’employés. Le groupe italien justifie cette décision par « l’incapacité d’Ascométal France Holding à satisfaire seul les conditions nécessaires à la vente ». Le groupe a jusqu’à fin avril pour retrouver un repreneur. Selon nos confrères de France 3, les syndicats, CGT en tête, pointent ce qu’ils estiment être le résultat d’un manque de bonne volonté de la part de Swiss Steel ou encore de l’Etat via son Comité interministériel de restructuration industrielle (CIRI).

Un coup fatal à l’échelle européenne ?

Dans un communiqué envoyé cette fin d’après-midi, la députée LFI Andrée Taurinya, outre le coup porté à l’emploi local « à l’heure où le bassin stéphanois traverse une grave crise (Casino et ses sous-traitants, secteur de la métallurgie, etc.) » pointe, elle, « la menace d’une crise majeure dans les secteurs européens de l’automobile (thermique et électrique), de l’aéronautique et même du secteur éolien ». Ascométal est, dit-elle, « le fournisseur unique ou majoritaire d’un grand nombre de constructeurs automobile » pour leurs sites implantés en France et en Europe : « Toyota, Renault, BMW, Volkswagen, Audi, Ferrari, Mercedes, Hyundai, Tesla, etc. Tout un pan de l’industrie française est menacé d’être délocalisé sans respect pour l’environnement. ».

Si Ascométal disparait, c’est par exemple Jteck (Toyota, Peugeot, Citroën et Renault) qui menace de fermer ses usines françaises avec ses 2 000 salariés, assure-t-elle. « C’est un enjeu crucial pour la souveraineté industrielle française et européenne et pour Saint-Étienne. Les pouvoirs publics ont donc le devoir de venir en aide à ce pôle industriel afin qu’ils trouvent un repreneur dans les meilleures conditions possibles. » La députée stéphanoise a adressé à Roland Lescure un courrier lui demandant d’agir en urgence en sa qualité de ministre délégué chargé de l’Industrie.

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