Saint-Étienne
lundi 4 juillet 2022
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Brèves

Ce n’était pas la dernière séance mais la dernière question pour Régis Juanico

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Régis Juanico ne briguera pas de quatrième mandat consécutif de député à Saint-Etienne.

Ce n’est pas une surprise : après 15 ans de présence dans l’hémicycle, le parlementaire stéphanois, d’abord PS puis Génération.s (par ailleurs conseiller départemental) ne se représentera pas aux élections législatives de juin. Régis Juanico, 50 ans, a posé mardi son ultime question à l’Assemblée nationale (avant les deux dernières séances de mercredi et jeudi puis la fin de la session parlementaire en raison des élections) au Gouvernement en tant que député de la 1ère circonscription de la Loire, circonscription prise à Gilles Artigues en 2007. Extraits :

« En 15 ans, j’ai eu la chance de participer aux travaux de très nombreuses missions d’informations parlementaires ou commissions d’enquêtes et de publier 33 rapports parlementaires (comme celui-ci ou encore celui-ci). Beaucoup de ces rapports ont été consacrés au sport mais j’ai aussi pu cosigner des rapports trans-partisans dans les différentes commissions permanentes et au comité d’évaluation et de contrôle formant parfois des duos de députés surprenants. » 

« Le Parlement contrôle et évalue trop peu ses lois »

Et le député d’ajouter : « Contrairement aux idées reçues, ces rapports majorité-opposition n’ont pas servi à caler les armoires, avec deux-tiers des préconisations ayant connu une suite favorable. Selon notre constitution, le Parlement vote la loi. Il vote trop de lois. 500 par mandatures. Il contrôle et évalue trop peu, seulement 10 à 20 % du travail parlementaire. Alors, monsieur le ministre des Relations avec le Parlement, que comptez-vous faire pour revaloriser les missions de contrôle et d’évaluation du Parlement ? »

Dans sa réponse, Marc Fesneau, le ministre en question a certes salué la position du député et l’importance sous-évaluée du travail de contrôle et d’évaluation : « Vous avez raison de dire que c’est un travail qui n’est pas assez développé. » Citant l’exemple de la loi Egalim, révisée selon lui avec pertinence après un travail commun d’évaluation de la majorité et de l’opposition pour montrer le souci de son camp à ce sujet, il n’a pas pour autant fait d’annonces de mesure de revalorisation de ces missions.

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