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La recherche stéphanoise ouvre la voie à un laser tueur de virus et bactéries

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Schématique du procédé d’irradiation laser ultrarapide sur une couche de Nickel, et vue microscopique de la structure régulière et auto-organisée des très hauts pics générés. ©Université Jean-Monnet/Hubert-Curien

Son fameux laser « femtoseconde » (l’un de plus performants existant au monde) est décidément fécond en avancées et applications, souvent transférées au monde industriel, sans même évoquer son immense potentiel. Des chercheurs d’Hubert-Curien, sans doute le laboratoire (CNRS, IOGS) le plus prestigieux de l’université Jean-Monnet, viennent en effet de mettre au point un procédé d’irradiation par laser ultrabref « permettant de transformer une surface plane en une « forêt de nano-pics » au rapport hauteur/largeur le plus élevé jamais atteint ».

Or, « le diamètre de la plupart des virus étant supérieur à celui de nos nanopics, on peut envisager l’ouverture de ces travaux sur une recherche de propriétés éventuellement virucides de ces nanostructures », précise Anthony Nakhoul, doctorant en charge du projet et co-auteur de l’article sur ces travaux publié dans la prestigieuse revue Advanced Science. Ces résultats permettent aussi d’ouvrir des perspectives de recherche transdisciplinaire, notamment dans le domaine de la biologie. Ils ont déjà attiré l’attention de la communauté des biologistes, qui y voient des perspectives d’amélioration des propriétés antibactériennes de certains matériaux.  

Le laboratoire Hubert-Curien enchaîne

L’équipe de chercheurs envisage aussi de possibles applications innovantes dans différents domaines de métaphotonique, tels que les communications optiques, l’énergie solaire, le guidage optique de la lumière ou encore les technologies d’affichage et de capteurs. L’annonce de cette découverte suit une autre du laboratoire Hubert-Curien, communiquée il y a 15 jours autour des enjeux de la nanotechnologie. Il s’agit d’un procédé d’irradiation, toujours par laser ultrabref qui a lui permis de modifier les propriétés chimiques et caractéristiques topographiques à l’échelle nanométrique de films minces de verres métalliques (métaux amorphes).

Les résultats obtenus en collaboration avec l’Institut Jean Lamour (Université de Lorraine, CNRS) sont, eux, parus dans la revue prestigieuse Nano-Micro Letters. Le laboratoire Hubert-Curien n’a cependant pas fini de faire parler de lui. On en reparle bientôt sur If…

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