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dimanche 29 janvier 2023
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Pilat : face au tout résineux, le Parc favorise le retour des hêtres

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Une coupe rase pour la bonne cause même s’il faudra 20 ans pour retrouver l’aspect d’une forêt. ©Parc naturel du Pilat

Si dans le Pilat, des parcelles entières continuent encore de nos jours à être plantées en mono essence, des douglas notamment, destinés à devenir une « ressource » commercialisable, la prise de conscience sur le gâchis écologique et l’impact très négatif sur la biodiversité que provoquent d’immenses zones de résineux uniformes, progresse malgré tout. La forêt « naturelle » du Pilat, ce n’est pas que mais c’est d’abord des « hêtraies sapinières, mélange d’hêtres et de sapins, explique à If Saint-Etienne Justine Vallet, chargée de mission Natura 2000. Il existe aussi encore des parcelles d’hêtraies sans sapins qui représentent environ 6 % de la forêt du Pilat. »

Une mesure de compensation

« Encore » car dans les années 1970, les propriétaires forestiers ont été encouragés à planter des résineux (épicéas, douglas…). Des parcelles plantées au détriment de la hêtraie qui ont détérioré la cohérence écologique du massif et ont un impact négatif sur le paysage. De nos jours, il faut être propriétaire d’immenses surfaces pour en tirer un bénéfice économique réel quand ces plantations ne meurent pas en masse en raison de la sécheresse. Exemple type, ces 2 ha appartenant à deux propriétaires, au beau milieu d’une hêtraie « naturel » (du moins très ancienne, il n’y a quasiment plus de forêt primaire en France) du massif forestier de Peillouté, sur les hauteurs de Véranne et Colombier, particulièrement intéressant pour sa biodiversité et faisant partie du site Natura 2000 « Crêts du Pilat » et de l’Espace naturel sensible « Hêtraies du Pilat ». En 2020, dans cette forêt, d’anciennes plantations de résineux ont ainsi été supprimées, puis replantées en avril 2021 de hêtres, arbres naturellement présents dans ce secteur.

Le Parc naturel régional du Pilat porte cette restauration et coordonne le projet entre les entreprises forestières locales, les propriétaires et les financeurs. Parmi ces derniers le Département de la Loire, surtout, le Crédit Mutuel Aménagement Foncier conseillé par une société spécialisée lyonnaise Forestor, au titre d’une compensation pour avoir financé des lotissements à Tupins-et-Semons et Echalas (dans le parc mais côté Rhône) impliquant des déboisements. Mercredi, les protagonistes de l’opération étaient réunis sur place pour mettre en avant le projet : Charles Zilliox, président du parc par intérim, Valérie Peysselon, sa vice-présidente à la forêt, Adam Gibaud, chargé de mission forêt du parc, Justine Vallet,  des représentants de Forestor et des communes de  Tupins-et-Semons et Echalas.

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