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dimanche 14 juillet 2024
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Régis Juanico : « Le Conseil des ministres doit destituer Gaël Perdriau s’il ne démissionne pas »

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Régis Juanico : « Perdriau, Kefi-Jérôme et Gauttieri ne peuvent rester en place.»

L’ex-député Génération.s de la 1ère circonscription de Saint-Etienne (2007-2022) qui avait, logiquement cessé d’envoyer aux rédactions des communiqués à la suite de son retrait politique après les dernières législatives en a adressé un au regard des nouvelles révélations de Mediapart : « La teneur des enregistrements entre le maire, son directeur de « cabinet » et l’ex-1er adjoint de Saint-Etienne, Gilles Artigues sont ignobles, abjectes, dignes de pratiques mafieuses les plus dégueulasses. Perdriau, Kefi-Jérôme et Gauttieri ne peuvent rester en place.» S’appuyant sur les extraits « répugnants » de l’enregistrement de plus de 6 minutes que nous avons déjà diffusés, il estime que « ces méthodes de voyous et le management par la terreur du duo infernal Perdriau-Gauttieri en place depuis huit ans doivent cesser immédiatement. Le maire est totalement disqualifié et n’a plus de légitimité à représenter les Stéphanois, la Ville de Saint-Etienne et sa Métropole comme il l’a fait ces dernières heures. L’indécence doit cesser. Le Conseil des ministres doit destituer Gaël Perdriau s’il ne démissionne pas. »

De nombreux élus LR demandent son exclusion du parti

Un Conseil des ministres a en effet le pouvoir de révoquer un maire après l’avoir entendu lui et éventuellement ses adjoint en cas de perte d’autorité morale, de refus d’exécuter les actes que lui impose la loi ou d’entrave par son action du fonctionnement régulier des pouvoirs publics. Voici un extrait du Code général des collectivités terrioriales. Un ministre de l’Intérieur a aussi le pouvoir, à lui seul, de suspendre un mois un maire pour des raisons analogues. Au sein des LR, de nombreuses voix se sont élevées parmi les poids lourds du parti – Rachida Dati, Eric Ciotti, Bruno Retailleau – pour réclamer l’exclusion du maire de Saint-Etienne, déjà en froid avec un certain nombre d’entre eux.

Rencontré vendredi en marge de la rentrée du PS Loire, Régis Juanico est revenu, interrogé par If, sur la délibération de la Ville de Saint-Etienne portant sur la subvention municipale pour Artistes de la galerie art pluriel (Agap), qui selon Gilles Rossary-Lenglet aurait servi à la rémunérer en réalité sur sa prestation dans l’affaire : « Dans la délibération, mon nom apparait avec 3 500 euros demandés au titre de ma réserve parlementaire parmi d’autres demandes de subventions parallèles à celle de la Ville même adressés à d’autres collectivités, comme la Région. » Un signalement classique dans les délibérations de collectivités. Mais « je n’ai jamais reçu et donc traité cette demande. Il s’agissait sans doute d’habiller la délibération pour lui donner un aspect sérieux, observe Régis Juanico. L’utilisation de la réserve parlementaire est surveillée de près et publique depuis 2012. J’ai bien sûr tous les documents qui détaillent mes activités à cette époque. »

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