Saint-Étienne
dimanche 27 novembre 2022
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Marcelle Cahn à la conquête de l’espace au MAMC +

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Jusqu’au 5 mars, le Musée d’art moderne et contemporain de Saint-Etienne Métropole accueille une rétrospective de Marcelle Cahn. Une artiste oubliée ayant exploré de nombreux styles, entre figuration et abstraction, et dont les 400 œuvres exposées cherchent à percer le mystère.

Pour Maurice Allemand, Marcelle Cahn méritait d’être faite citoyenne d’honneur de Saint-Etienne. © JT/If Saint-Etienne

On entend souvent que des artistes méconnus de leur vivant connaissent le succès après leur mort. Pour Marcelle Cahn, le parcours fut presque inverse. Jusqu’au 5 mars 2023, le Musée d’Art moderne et contemporain de Saint-Etienne Métropole accueille l’exposition Marcelle Cahn, en quête d’espace. Une rétrospective sur 1 000 mètres carrés et avec plus de 400 œuvres, visant à réhabiliter cette artiste qui a entretenu des liens particuliers avec le musée stéphanois.

Une ascension fulgurante

C’est à Strasbourg que Marcelle Cahn voit le jour en 1895. Pendant la Grande Guerre, la jeune femme se forme à Berlin, puis à Paris auprès de Fernand Léger et Amédée Ozenfant. Une ascension rapide avec même une notoriété internationale grâce, notamment, à un tableau comme Les Trois Raquettes. « Marcelle Cahn faisait partie des artistes qui comptaient et qui ont marqué leur époque », détaille Cécile Godefroy, commissaire générale de l’exposition, qui a su retracer le parcours de cette femme pourtant mystérieuse. En effet, il existe encore aujourd’hui des pans entiers de la vie de l’artiste que nous ne connaissons pas.

Marcelle Cahn faisait partie des artistes qui comptaient et qui ont marqué leur époque.

Cécile Godefroy, commissaire générale de l’exposition
Marcelle Cahn
© JT/If Saint-Etienne

De la figuration à l’abstraction

Ses débuts s’illustrent par des nus expressionnistes, puis l’artiste s’oriente vers des œuvres puristes. Sa quête d’elle-même ne s’arrête pas là puisqu’elle passe de la figuration à l’abstraction une fois rentrée à Strasbourg en 1930, auprès de sa mère. S’en suivent plusieurs espaces allant de tableaux en relief à des sculptures spatiales. Enfin, durant ses dernières années de vie, l’artiste se passionne pour les collages, qu’elle réalise depuis sa maison de retraite, à l’aide de gommettes venant orner des cartes postales.

Un lien fort avec Saint-Etienne

« Vous mériterez décidément d’être faite citoyenne d’honneur de Saint-Etienne. Je suis infiniment reconnaissant de ce que vous faites pour nous », écrivait Maurice Allemand, conservateur du Musée d’Art et d’industrie de Saint-Etienne en 1958, dans sa correspondance avec l’artiste. Marcelle Cahn est en effet intervenue auprès de nombreux créateurs afin d’enrichir les collections du musée. Une correspondance qui vient conclure cette rétrospective et qui permet d’encore mieux comprendre qui était Marcelle Cahn. Une artiste que le grand public a malheureusement peu à peu oublié, à tort.

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