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Saint-Étienne : le tapis rouge se pare de vert

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Du 9 au 11 juin prochain se tiendra la première édition du festival Nouveau Rêves, à Saint-Étienne. Non compétitif et spécialisé dans le court-métrage, il signe le retour d’un festival de ce type de format dans la ville. À sa tête, Lucie Pagès et Guillaume Collet, deux Parisiens qui deviendront Stéphanois dès le mois d’avril.

Lucie Pagès et Guillaume Collet lancent un festival de courts-métrages à Saint-Etienne : le festival Nouveau Rêves

« Nos activités sont assez solitaires. On avait cette envie de partager notre amour du cinéma avec les autres », explique Lucie Pagès. Cette Parisienne originaire de Nice est réalisatrice et lectrice de scénarios pour Studio Canal ou France 2 Cinéma notamment. Pour eux, elle pitche les projets et en relève les points forts et ceux à améliorer. Une profession qu’elle partage avec son conjoint Guillaume Collet, également scénariste et écrivain*. C’est de leur envie de partager cet amour du cinéma qu’est né leur festival de courts-métrages Nouveaux Rêves, qui se tiendra du 9 au 11 juin prochains à Saint-Étienne. Un événement non compétitif, convivial, et qui vise à favoriser les rencontres entre le public et les réalisateurs. À cette occasion, ces Parisiens ont choisi de quitter la Capitale pour devenir Stéphanois dès le mois d’avril.

Faites votre cinéma

Si le festival ne sélectionne que des courts-métrages, tous les genres y sont représentés. Pour cette première édition, la thématique choisie est « Rêve d’amour ». Les réalisateurs qui souhaitent participer ont jusqu’au 1er mars pour s’inscrire, à condition notamment que le film ait été produit après 2017, ou qu’il affiche moins de cinq sélections en festival. « On ne va pas faire mieux que le festival de Clermont-Ferrand qui est très bien dans la région, donc autant proposer quelque chose de différent. D’où la limite de cinq sélections », raconte Guillaume Collet. Trois projections sont donc organisées au Méliès, ainsi qu’un focus sur les métiers techniques du cinéma (cette édition mettra le son à l’honneur). « Chaque année, nous allons inviter un artiste performer pour confronter le cinéma à d’autres arts », poursuit-il. L’artiste se produira dans le cadre du festival à la galerie Ceysson et Bénétière. Un univers que les deux Parisiens connaissent bien puisque le père de Lucie Pagès est l’un des artistes représentés par les galeristes stéphanois. « Petit à petit, nous avons découvert la ville, son dynamisme. On voulait quitter Paris, et créer un festival. Ici, il y a l’espace possible pour faire les choses. C’est impossible à Paris. À Saint-Étienne, ce qui nous a emballé, c’est qu’on a vu que plein de gens font beaucoup de choses au niveau associatif », s’enthousiasme Lucie.

Un public curieux

Ainsi, le couple a su s’entourer de partenaires sur place comme l’école d’architecture. « Nous étions venu à l’occasion du festival Kino 3000. On a l’impression qu’on a affaire à un public curieux. On aimerait aussi attirer les étudiants, et que des gens viennent à Saint-Étienne pour cet événement à terme », indique Lucie Pagès. En juin dernier, le couple avait à peine en tête le concept du festival. Les choses sont donc allées très vite. « C’est parce qu’ici les gens te font confiance rapidement, selon Guillaume Collet. Ce n’est pas de la naïveté, c’est comme ça. On ne nous ferme pas la porte tout de suite, on sent une ouverture qui n’est pas la même qu’à Paris ». En attendant leur installation, le duo multiplie les allers-retours entre les deux villes, avant d’enfin pouvoir concrétiser leur festival dédié au cinéma à Saint-Étienne.

*Son premier roman Les yeux de travers sortira le 9 mars prochain aux éditions Les Avrils.

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