Saint-Étienne
jeudi 29 septembre 2022
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Métropole questionne sur le futur de son aménagement

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Avec l’élaboration de son Plan local d’urbanisme intercommunal (PLUi), Saint-Etienne Métropole (SEM) se donne un moyen afin de projeter son développement urbain sur les 15 prochaines années voire au-delà en fixant des conditions d’aménagement et d’utilisation des sols pour les 53 communes qui la composent.

Le Plan local d’urbanisme intercommunal (PLUi) est un document de référence qui permet de définir les orientations d’aménagement et d’urbanisme d’une collectivité. Saint-Etienne Métropole a décidé de se doter de cet outil, qui devrait entrer en vigueur à partir de 2025 en lieu et place des PLU communaux. « C’est un document qui mettra en musique les orientations urbanistiques pour les communes de notre métropole, explique Gilles Thizy, vice-président chargé de la cohésion territoriale et de la stratégie foncière de Saint-Etienne Métropole. Il se construit avec les maires des différentes communes concernées. Chaque année, les 53 communes de SEM seront interrogées pour faire évoluer ce document. » Un outil qui se formalise également en respectant plusieurs étapes de travail. Après celle du diagnostic et de l’analyse d’un point de vue démographique, socio-économique et environnemental du territoire place aux réunions publiques. Six sont d’ores et déjà planifiées dès le 14 septembre et jusqu’au 13 octobre*. Elles permettront d’informer les 405 000 habitants de SEM de l’élaboration de ce PLUi qui définira par exemple les règles applicables au permis de construire ou bien encore les parcelles publiques ou privées qui pourront ou pas être construites.

Un cinq majeur

Avec ses 14 orientations et ses trois volets principaux (« un territoire au travail », « croître autrement » et « mieux habiter, ensemble »), le PLUi de Métropole poursuit cinq objectifs majeurs. Ces derniers ayant été détaillés par Gilles Thizy devant la presse le 29 août dernier : « Le premier est de faire de SEM une métropole d’envergure, qui rayonne régionalement et nationalement, explique ce dernier. Ensuite parvenir à un développement équilibré dans le respect de toutes les communes quelle que soit leur taille, mais aussi être au plus près des préoccupations de chaque habitant. D’autre part, faire de Saint-Etienne Métropole une métropole tournée vers le bien-être. Enfin, rendre la métropole encore plus attractive et dynamique. » L’élu métropolitain, également maire de Marcenod, a également précisé que cet outil doit prôner « une croissance de manière raisonnée », une certaine « sobriété foncière » avec notamment le zéro artificialisation nette ou ZAN, la limitation des espaces aux différentes nuisances, un travail sur l’habitat et prendre en compte les problématiques de santé.

Au-delà des réunions publiques, une plateforme internet dédiée au PLUi va être mise en ligne, des lettres d’information pédagogiques vont être envoyées aux citoyens et une exposition évolutive permettra à tous les habitants d’en apprendre davantage sur cet outil réglementaire qui fixe l’usage des sols.

Enfin, avant d’être arrêté définitivement (normalement à la fin de l’année 2023) puis approuvé en Conseil métropolitain, le projet de PLUi sera présenté à différents acteurs comme le SCoT Sud-Loire (Schéma de cohérence territoriale) à l’Etat, la Région Auvergne-Rhône-Alpes et le Département de la Loire, ainsi que les chambres consulaires.

Quelle est la différence entre le Schéma de cohérence territoriale (SCOT) et le PLUi ?

Le SCoT est un document d’urbanisme supérieur, sur le côté normatif, aux documents d’urbanisme locaux dont le PLUi fait partie. Ainsi, le PLUi doit respecter les objectifs et orientations du SCoT définis à l’échelle d’une aire urbaine ou d’un large bassin de vie. Le SCoT fait part de la planification stratégique à long terme, environ une vingtaine d’années – pour le territoire concerné. Le PLU ou PLUi est quant à lui un document qui présente le projet de « développement durable » d’une commune ou d’une intercommunalité/métropole. Il a remplacé le POS ou Plan d’occupation des sols.

*Le 14 septembre de 18hh à 20h au Musée d’art moderne et contemporain, le 20 septembre de 18h à 20h à la salle Andrena d’Andrézieux-Bouthéon, le 27 septembre de 18h à 20h à la salle Condorcet de Saint-Chamond, le 5 octobre de 18h à 20h au Pôle festif de La Talaudière, le 6 octobre de 18h à 20h à la salle Jean-Dasté de Rive-de-Gier et le 13 octobre de 18h à 20h à la salle de la Bourse du Travail de Firminy.

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