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mardi 6 décembre 2022
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L’emploi du passé

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Plus d’un mois de confinement se trouve désormais derrière nous. Et l’impact sur l’emploi se fait déjà bien ressentir, tant au niveau national, qu’à l’échelle régionale ou locale. Les premiers chiffres publiés par le ministère du Travail, Pôle Emploi et l’APEC (Agence d’emploi pour les cadres) en sont les premiers témoins.

Du côté du ministère du Travail, on a fait Dares-Dares ! En effet, la Dares (direction de l’Animation de la recherche, des Études et des Statistiques ) a mis en place une publication hebdomadaire afin d’informer de l’évolution statistique de l’emploi en France. Plusieurs données sont rapportées dont l’évolution du nombre d’inscriptions à Pôle emploi. Cela permet de faire des comparatifs par rapport à 2019 au niveau national. Et le moins que l’on puisse dire, c’est que le résultat est édifiant. « En moyenne entre le 15 mars et le 11 avril, les demandes d’inscription hebdomadaires à Pôle emploi sont en hausse de 12,6 % par rapport aux semaines similaires de 2019 » explique le rapport.

Auvergne-Rhône-Alpes, seconde région sur le chômage partiel

Hormis les demandes d’inscription à Pôle emploi, autre paramètre qui évolue à vitesse grand V avec la crise Covid-19 : les demabndes d’activité partielle. En France, « au 21 avril 2020, 10,2 millions de salariés sont concernés par des demandes d’activité partielle » assure le Dares. Toujours au 21 avril, « 1 050 000 demandes d’autorisation préalable de mise en activité partielle ont été déposées par 976 000 établissements, représentant 821 000 entreprises. » Après l’Île-de-France (20,3 %), c’est la région Auvergne-Rhône-Alpes qui comptabilise le plus de demandes d’activité partielle avec 12,9% du total. Signalons aussi que 57% des salariés concernés par une demande d’activité partielle depuis le 1er mars 2020 sont employés dans des structures de moins de 50 salariés.

Hors cadres

Du côté des cadres, la situation n’est pas meilleure… L’Apec (Association pour l’emploi des cadres), vient également de publier quelques chiffres plutôt alarmants. On y observe une chute du volume d’offres d’emploi au niveau national de 40%. Une nette accélération par rapport à la première semaine de confinement où cette baisse n’était « que » de 8%. Les 3 secteurs les plus dynamiques habituellement en matière de recrutement (informatique, commercial/marketing et études R&D) sont durement impactés. On y retrouve des baisses respectives de 38% (informatique), 39% (commercial, marketing) et 39% (études R&D). « Certaines entreprises ont choisi de stopper leurs recrutements quand d’autres les reportent » explique Bertrand Hébert, directeur général de l’Apec. « La santé financière des entreprises risque d’être fragilisée par la crise, ce qui pourrait réduire de façon drastique leurs investissements. »

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