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Pas de derby pour l’industrie : Lyon et Saint-Étienne s’allient

• Xavier Alix
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Les Métropoles de Lyon et Saint-Étienne s’unissent pour cofinancer un fonds commun public-privé « d’amorçage » à l’industrialisation. Il s’agit de financer des jeunes pousses innovantes aux projets à fort « impact environnemental et social ». Un « outil clé pour favoriser la transformation de l’industrie ».

Bruno Bernard, président de la Métropole de Lyon trinquant à l’industrie avec Gaël Perdriau, président de Saint-Étienne Métropole. © Photo fournie par Saint-Étienne Métropole.

On appelle cela « la vallée de la mort ». Cette phase critique durant laquelle des start-ups développant une innovation risquent la faillite avant l’industrialisation, « faute d’apport en capital et de partage du risque ». C’est-à-dire quand les fonds publics d’aide au lancement se tarissent. Et que ceux privés sont encore largement insuffisants.

C’est pour combler ce manque, que les Métropoles de Lyon et Saint-Étienne ont annoncé le 17 mai le lancement d’un fonds commun « d’amorçage industriel à impact environnemental et social ». Son ambition est de financer les phases de pré-industrialisation « de 80 à 100 nouvelles entreprises industrielles sur 12 à 14 ans ». Le dispositif sera officiellement lancé lors du salon Global industrie Lyon en septembre 2021, à Eurexpo.

Un montant total de 80 M€ pour l’industrie

D’un montant cumulé de 80 M€, cette première enveloppe (qui pourrait déboucher sur d’autres) sera financée, en partie, par des deniers publics. En particulier ceux des Métropoles de Lyon et Saint-Étienne pour respectivement 17 et 5 M€. Ainsi que de la Banque des Territoires, opérateur du programme national « Territoire d’innovation ». L’initiative comptera aussi sur les investisseurs privés. Banques, industriels, assurances, prévoyance, mutuelles « pourront prendre leur part en investissant au moins pour moitié dans ce fonds ».

Une société mandatée sera derrière sa gestion. Désignée d’ici la fin du mois, elle doit garantir à la fois « la bonne rentabilité économique et la bonne rentabilité sociale et environnementale des projets sélectionnés ». Les entreprises devront, en effet, être implantées sur les aires métropolitaines de Lyon et Saint-Étienne. Mais elles devront, aussi, répondre à des critères d’impacts socio-économiques et environnementaux spécifiques.

Cette stratégie d’alliance territoriale va dans le sens du bien-être social

Gaël Perdriau, président de Saint-Étienne Métropole

Des critères sociaux et environnementaux pour les candidats

Le pourcentage de fournisseurs locaux dans les fournisseurs totaux de l’entreprise par exemple ou encore le nombre d’emplois créés localement, les liens avec les filières de l’emploi locales, la démarche en faveur de l’insertion des publics éloignés de l’emploi, etc. Au niveau environnemental cela peut être l’écoconception, l’économie circulaire, de fonctionnalité, les énergies renouvelables créées et utilisées, le niveau d’eau économisé et valorisé, de traitement des déchets, etc.

« Je suis convaincu que cette stratégie d’alliance territoriale va dans le sens du bien-être social. Car le citoyen est au cœur de l’enjeu de réindustrialisation. L’industrie est et demeure un vecteur d’insertion sociale fort. Et il est plus que jamais nécessaire, aujourd’hui, de favoriser l’innovation, la création d’emplois locaux. Ainsi que de permettre la relocalisation d’activités stratégiques répondant aux besoins des habitants », a commenté Gaël Perdriau, président de Saint-Étienne Métropole lors de la présentation du fonds, lundi, à Lyon. Il était, à cette occasion, aux côtés de Bruno Bernard, président de la Métropole de Lyon.

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