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RSA : le Département de la Loire et Pôle emploi espèrent confirmer « la décrue »

• Xavier Alix
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Le nombre de bénéficiaires du RSA dans la Loire était monté au plus haut en 2020. Plus de 20 000 fin décembre. Les derniers chiffres montrent un léger recul depuis le début de l’année 2021. Vendredi, le Département et Pôle emploi ont signé une nouvelle convention de partenariat. Objectif : accentuer leur collaboration sur les dispositifs de retour à l’emploi.

Georges Ziegler, président du Département de la Loire, Jean-François Barnier, vice-président en charge du RSA et Gilles Desvaquet, directeur territorial Loire Haute-Loire de Pôle Emploi.

Ce n’est finalement là qu’une officialisation. Un cadrage des dispositifs de collaboration peu à peu mis en place entre le Département de la Loire et Pôle emploi. Depuis 2009 et l’affectation aux conseils départements de la compétence insertion, et donc du RSA, des conventions régentent les relations entre la collectivité locale et l’organisme national.

« Il s’agit de la 3e convention. Les premières portaient plus sur des éléments de diagnostic. Celle-ci est davantage sur l’accompagnement et la mutualisation de dispositifs », explique Pôle Emploi Loire. « Certains Départements confient l’ensemble de la démarche à Pôle Emploi. Ici, nous travaillons en équipe. Notre découpage territorial à ce niveau épouse celui de Pôle Emploi », souligne Jean-François Barnier, vice-président du Département chargé du RSA et de L’insertion.

L’accompagnement en binôme obtiendrait ses résultats

Dans les faits, 30 % des bénéficiaires, les plus autonomes et immédiatement employables, sont seulement gérés par Pôle emploi. Les 70 % restants ont affaire avec les services départementaux pour leur réinsertion. 190 de ses agents y sont affectés. La moitié de ces 70 %, en grande difficulté, sont d’abord accompagnés sur « leur reconstruction sociale ». Cela, avant même d’envisager leur employabilité.

L’autre est directement amenée à travailler sur un parcours socio-professionnel. Dont une bonne partie – 1 000 par an en moyenne jusque-là, 1 500 en 2021 – bénéficie de « l’accompagnement global ». C’est-à-dire d’un suivi par un binôme d’agents de Pôle Emploi et du Département. Un dispositif qui obtiendrait en moyenne 40 % d’embauche.

Après une flambée, le nombre de bénéficiaires du RSA vient de reculer dans la Loire

Une collaboration étroite qui fait dire à Gilles Desvaquet, directeur territorial Loire Haute-Loire de Pôle Emploi que la concurrence n’a pas lieu d’être dans l’aide au retour à l’emploi. « Le but avec ces partenariats riches et intenses, c’est d’être complémentaires. C’est pareil avec les Missions locales. Nous avons des obligations de résultats vis-à-vis de nos financeurs. Oui, nous ne sommes pas parfaits mais on progresse. »

Les derniers chiffres sur l’emploi dans la Loire vont d’ailleurs dans un sens plutôt positif. Des secteurs recrutent : bâtiment, hôtellerie-restauration, santé, services à la personne… Et la Banque de France donne des signaux allant dans le bon sens aussi. Au niveau du RSA, après une flambée du nombre de bénéficiaires dans la Loire, passés de 18 300 en mars 2020 à plus de 20 000 en décembre, les derniers chiffres annoncent une légère décrue. Ils sont désormais 19 500. « Les chiffres ont toujours un décalage de 3 mois vis-à-vis de la tendance. On peut donc espérer, par rapport à celle-ci, que la décrue s’accentue », remarque Jean-François Barnier.

Le Département de la Loire consacre la bagatelle de 120 M€ à l’insertion

Notre message, c’est « aidez-vous et le Département et Pôle Emploi vous aideront ». A nous, en revanche, de fluidifier notre lourdeur administrative.

Georges Ziegler, président du Département de la Loire

Une bonne nouvelle pour les finances du Département qui consacre la bagatelle de 120 M€ à l’insertion (allocations + financement des postes). Ce qui amène, une nouvelle fois, le président du Département, Georges Ziegler à rappeler que la contribution de l’État n’a quasiment pas bougé depuis l’affectation de la compétence en 2009. Elle est à 48,6 M€. Quand le Département a été contraint depuis de doubler sa « contribution ».

Reste que pour le président LR, prenant (un malin ?) plaisir à citer l’icône du Socialisme qu’est Jean Jaurès, « il n’y a pas d’idéal plus noble que celui d’une société où le travail sera souverain. C’est dans des moments comme ça que l’on est fier de travailler au Département. A quoi il sert ? Entre autres à ça. Il ne s’agit pas de faire de l’assistanat. Mais de tendre la main. » Avant d’ajouter, cette fois-ci, une pincée de Kennedy à ses propos : « Aidez-vous et le Département et Pôle Emploi vous aideront. A nous, en revanche de fluidifier notre lourdeur administrative.»


Les engagements pris par les deux partenaires

C’est, entre autres, le but de ce partenariat. Il vise à :

1) Favoriser l’accès ou le retour à l’emploi des demandeurs d’emploi.

2) Orienter et accompagner plus rapidement les publics.

3) Mobiliser une offre d’insertion élargie et adaptée à ces situations.

4) Améliorer la connaissance réciproque des partenaires sur les actions et projets mis en œuvre, sur l’évolution du marché du travail et sur les potentialités de recrutement des entreprises, sous réserve  d’accord de ces dernières, permettre le repérage et la promotion des bonnes pratiques.

5) Renforcer la connaissance des situations individuelles et les suites de parcours.

6) Simplifier et fluidifier les échanges.

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