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Saint-Chamond : 15 M€ investis dans une « cathédrale industrielle » de Novaciéries

• Xavier Alix
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C’est l’une des dernières friches du tènement Novaciéries, à Saint-Chamond, lancée depuis la fin des années 2000 dans sa longue mutation. Saint-Etienne Métropole porte des ambitions économiques d’envergure sur la « Halle 14 ». Elles ne pourront pas se concrétiser avant des années. Le site, inoccupé depuis le départ de l’entreprise Roure, compte pas moins de 10 000 m2 à reconvertir…  

Hervé Reynaud, maire de Saint-Chamond et Catherine Séguin le 9 juillet dans une des travées de la Halle 14. © If Media/Xavier Alix.

Cette pièce-là manque encore au puzzle. Elle est plutôt conséquente. 15 ans maintenant que les 45 ha de ce qui est devenu le site Novaciéries, principalement occupé par les Forges et Aciéries de la Marine puis Giat, ont entamé leur longue mue. A l’est du site, rue Pétin-Gaudet, entre des ateliers de l’entreprise Faure père et fils et l’Institut de formations aux soins infirmiers, une vaste halle de la fin XIXe siècle, une de « nos cathédrales industrielles », comme les appelle le maire de Saint-Chamond Hervé Reynaud, attend depuis des années une nouvelle occupation.

Sous les hauts plafonds de cette immense coquille vide, tout au bout d’une de ses travées, un grand panneau, dans un angle, placé au-dessus de ce qui devaient être des bureaux, indique le dernier occupant. L’entreprise Roure fabriquait ici du matériel professionnel professionnel pour les boulangeries. Vendredi, à l’occasion d’un bilan global sur l’activité de France Relance dans la Loire, la préfète Catherine Seguin est venue visiter les lieux, guidée par la municipalité. Il faut dire que la requalification de la friche est soutenue par France Relance.

La Halle 14 (en grise) entre la nouvelle école d’infirmières et l’entreprise Faure. © If Media/Xavier Alix.

Il faut d’abord dépolluer et détruire en partie ce morceau de Novaciéries

Elle est lauréate de l’appel à projets « recyclage foncier » 2021 de la DGALN*. Et à ce titre, va toucher 923 000 € de subvention pour plus de 4,5 M€ de dépenses. Un coup de pouce qui n’était pas prévu à l’origine. Et il n’a rien d’anodin, à en croire Hervé Reynaud. « L’attention accordée par l’Etat a un effet levier sur ce projet. Il y a la subvention. Il y a aussi les accélérations au niveau réglementaire. » Premier vice-président de l’agglomération en charge entre autres, des grands projets d’aménagement, le maire couramiaud ajoute : « Grâce à la mobilisation de tous les acteurs, le projet a pu s’insérer dans le plan d’investissement de Saint-Etienne Métropole. »

Les lieux sont actuellement entre les mains d’Epora. A l’établissement public, comme il en a l’habitude, de dépolluer, curer et désamianter les lieux. Démolir quatre travées du bâtiment aussi. Tout ne sera pas conservé, en effet. Loin de là. Même si Hervé Reynaud promet la conservation « des traces du passé par respect. Tout cela sera à concilier avec une insertion paysagère, l’évolution urbanistique de la ville. »

Les travaux devraient être lancés début 2022

18 mois de travaux seront nécessaires pour rendre propre et détruire une partie des lieux. © If Media/Xavier Alix.

Les travaux devraient y être lancés début 2022 pour 18 mois. A leur issue, le tènement réhabilité comprendra donc un foncier nu et des bâtiments sécurisés. Il sera cédé par Epora (porteur de la candidature au fonds friches) à Saint-Étienne Métropole. C’est son bras armé dans l’aménagement urbain, Cap Métropole, qui sera chargé de « de travaux de réhabilitation lourde et des aménagements extérieurs pour les transformer en une offre de locaux tertiaires neufs. »

Ce sera un modèle inédit. Nous avons élaboré cette offre à partir d’études de marché menées par les services économiques de Saint-Etienne Métropole.

Hervé Reynaud, maire de Saint-Chamond.

Pour en faire quoi ? Ni plus ni moins que le « futur pôle entrepreneuriat et innovation de Saint-Etienne Métropole » sur au moins 3 000 m2. La reconversion de la friche va en effet mêler formation et innovation via un plateau technique partagé. « Il y a des chances au regard du contexte, que l’on y travaille l’innovation dans le domaine métallurgique, note Hervé Reynaud. Novacéries regroupe encore beaucoup d’emplois (seule une partie de ses 45 ha ont été transformés en parc, logements et halls commerciales, Ndlr). Il en cumule 1 300. Cela profitera à tout le monde. »

15 M€ investis à terme avec le soutien de la Région

Le site comptera aussi un hôtel et une pépinière d’entreprises, un espace de coworking et pourra accueillir de start-up. « Ce sera un modèle inédit, promet Hervé Reynaud. Nous avons élaboré cette offre à partir d’études de marché des services économiques de Saint-Etienne Métropole. »

On est cependant encore loin d’en être à cette étape. Ou même du lancement du concours d’architecte. Cependant, l’investissement total, lui, est déjà connu. Un total d’environ 15 M€  – avec le très probable soutien de la Région qui devrait l’inscrire dans son contrat de plan Etat/Région – sera à terme investi ici par les pouvoirs publics. Difficile de pronostiquer, à ce stade, la date d’ouverture des lieux refaits à neuf.


*Direction générale de l’aménagement, du logement et de la nature.

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