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dimanche 3 juillet 2022
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Fabienne Perrin : « Remettre en place un climat d’apaisement et de sécurité pour le citoyen »

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Dans le cadre de la campagne pour l’élection présidentielle, If Saint-Étienne vous propose une série d’interviews politiques des représentants locaux des douze candidats afin d’évoquer avec eux les échéances à venir. Elles seront publiées progressivement jusqu’au vendredi 8 avril 2022.

Fabienne Perrin est la présidente du comité de soutien de Valérie Pécresse dans la Loire

Fabienne Perrin est engagée en politique depuis plus de 30 ans au parti Les Républicains, qui fut le RPR puis l’UMP. Née à Saint-Etienne, elle vit actuellement son deuxième mandat en tant que conseillère départementale et a été adjointe à la vie sociale lors du premier mandat de maire de Gaël Perdriau dès 2014. D’abord infirmière, devenue cadre supérieure de santé au CHU de Saint-Etienne, elle se considère comme une « enfant » de l’établissement de santé stéphanois dans lequel elle a effectué toute sa carrière professionnelle. Elle a été désignée présidente du comité de soutien dans la Loire de Valérie Pécresse. Un comité de soutien qui comprend les LR mais également les centristes de l’UDI et du Nouveau centre.


Quel bilan tirez-vous du quinquennat d’Emmanuel Macron ?

« J’allais presque utiliser la formule de Mitterrand, c’est-à-dire que Macron est le « président du passif ». Passif en terme de la dette dont personne ne parle et qui est devenue colossale. Passif au titre de la société avec des manifestations d’une violence, d’une importance et d’une généralité jamais vues. Le passif de la décentralisation. Le mépris était fort. Nous étions dans du parisianisme. Sous Macron, la France n’a pas été la mieux représentée. On peut également parler des matraquages fiscaux, de l’école en déroute, de l’immigration hors de contrôle, de la justice débordée par des lois qui tombent et des infrastructures toujours plus diminuées, du chômage relativement élevé, de l’insécurité criante et bien entendu un système de santé qui a implosé avec la crise Covid… Pour moi, le bilan est très négatif. Si vous prenez le Ségur de la santé, un sujet que je connais bien, c’est incroyablement cynique. Quand vous arrivez en fin de carrière, on vous grille vos dernières années d’ancienneté comme si vous n’aviez pas travaillé. Le cynisme est à l’œuvre dans l’action politique d’Emmanuel Macron et de son gouvernement. Il y a cette distance entre le président et les citoyens. Emmanuel Macron est un candidat hors-sol. »

Selon vous, quelle est la mesure phare de Valérie Pécresse ?

« Il est difficile d’en tirer une seule parmi les 15 mesures principales proposées par Valérie Pécresse. Mais si on devait dire quelque chose qui recouvrirait l’ensemble de son programme, je dirais son intention de protéger et de rétablir la sécurité pour tous. Remettre en place un climat d’apaisement et de sécurité pour le citoyen. Il est difficile cependant de sortir une seule mesure car garantir un meilleur pouvoir d’achat et une plus grande sécurité sont, par exemple, deux points qui permettent de redonner aux Français le plein exercice de leur vie, dans les meilleures conditions possibles. »

Il a fallu retravailler à la resolidification de nos bases et Christian Jacob s’y est employé avec beaucoup d’ardeur et de pugnacité.

Quel ancrage local avez-vous au niveau du nombre d’adhérents, de militants ? Et de quelle manière menez-vous la campagne localement ?

« Je ne sais plus le nombre d’adhérents et je vais vous dire pourquoi. Nous avons connu, suite à l’élection d’Emmanuel Macron, le creux de la vague. Il a fallu retravailler à la resolidification de nos bases et Christian Jacob s’y est employé avec beaucoup d’ardeur et de pugnacité. Malgré le fait qu’on lui ait reproché d’être trop discret, mais c’est un homme qui est comme ça. Nous avions perdu pas mal d’électeurs et de militants dans un premier temps, que l’on connaissait pour être des sympathisants ou des adhérents. Mais avec la primaire, le retour au premier plan de notre formation, on voit revenir des gens qui ne prenaient plus leur carte. Concernant la campagne, nous avons une forme d’organisation toujours basée sur nos circonscriptions, qui correspondent en général aux circonscriptions des législatives. La Loire est coupée en six et nous avons un délégué élu pour un an sur chacune. Il va manager sa circonscription et y mener les actions qui lui semblent justifiées, notamment pour la campagne, en plus de celles qui nous sont demandées par le QG de Valérie Pécresse. Par ailleurs, contrairement à ce qui est dit, nous avons beaucoup de jeunes dans la Loire. J’ai choisi de travailler autant avec les circonscriptions qu’avec le réseau jeunes réparti sur l’ensemble des circonscriptions. L’action est menée à deux niveaux. Concrètement, nous faisons du tractage, du boîtage, du porte à porte, du parebrisage, du collage d’affiches, des réunions thématiques… Ces rassemblements ne sont pas des meetings et s’adressent surtout à nos sympathisants. Les meetings sont définis par le QG et répartis régionalement. Dimanche 3 avril, il y aura un grand meeting à Paris et nous terminerons à Lyon le 7 avril avec le dernier meeting de la campagne du premier tour. Enfin, je précise que le président en France de l’ensemble des comités de soutien est Laurent Wauquiez. Pour terminer, je constate tout de même une ambiance générale plutôt maussade. J’en parle aussi avec mes opposants, qui ne sont pas mes ennemis et que je respecte, et la sensation est la même à l’approche de l’élection. La question de la participation reste entière. Les sondages ayant également une crédibilité remise en question lorsque certains vous placent à un niveau alors que d’autres vous déclarent à un autre. »

Aurez-vous des candidats aux législatives dans la Loire ?

« Il y aura des candidats LR dans toutes les circonscriptions de la Loire. Nous sommes unis avec l’UDI et le Nouveau Centre. Il y a forcément des situations où la présence des uns et des autres va être discutée et établie suite à ces échanges. Pour le moment, il n’y aura pas d’autres accords avec d’autres forces politiques. Pas que je sache. Si vous reprenez les documents de campagne de Valérie Pécresse, on y retrouve seulement LR, l’UDI et le Nouveau Centre. On ne sait pas quels seront les résultats des élections et comment les lignes pourraient bouger. On ne sait pas. Toujours est-il que pour l’instant plusieurs candidats pour les législatives ont été pressentis, mais les officialisations auront lieu en temps utiles. »

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