Saint-Étienne
jeudi 30 juin 2022
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Jean Bartholin : « Jean Lassalle est le seul candidat avec un projet pour faire vivre nos valeurs républicaines »

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Dans le cadre de la campagne pour l’élection présidentielle, If Saint-Étienne vous propose une série d’interviews politiques des représentants locaux des douze candidats afin d’évoquer avec eux les échéances à venir. Elles seront publiées progressivement jusqu’au vendredi 8 avril 2022.

Jean Bartholin a connu quatre mandats de conseiller départemental dans la Loire

Jean Bartholin a quitté le Conseil départemental de la Loire lors des dernières élections départementales en 2021. Il avait auparavant rempli quatre mandats et avait été président de la Communauté de communes de la Côte roannaise. Ce natif de Lyon, qui a grandi notamment à Saint-Didier-sur-Rochefort, dit posséder l’amour de la ruralité, vouloir sortir de la « politique politicienne » et souhaiter que les politiques ne soient pas au service de leur ego. Titulaire d’un bac philosophie/littéraire, passé par l’Isara (école d’ingénieurs en agronomie, agroalimentaire et environnement), il fut directeur de secteur dans un lycée agricole. Il intervient régulièrement dans le secteur de la formation auprès de la Chambre des métiers et de l’agriculture ou la Sicarev. Il repère Jean Lassalle quand ce dernier entame sa grève de la faim contre la délocalisation en 2006. Il le suit ensuite quand le député de Lourdios-Ichère lance sa marche en forme de tour de France en 2013. Jean Bartholin fait alors venir Jean Lassalle dans la Loire et lui fait visiter pendant une semaine le département. Devenu président de l’association des Amis du musée Alice Taverne en fin d’année dernière, Jean Bartholin a décidé de s’engager davantage en devenant le relais départemental de Résistons !, le parti de Jean Lassalle, pour cette présidentielle 2022.


Quel bilan tirez-vous du quinquennat d’Emmanuel Macron ?

« Il faut réhumaniser l’action publique qui est entrée dans un système technocratique trop au service du business. J’étais très en colère quand François Hollande avait nommé Emmanuel Macron, un salarié de la banque Rothschild, au poste de ministre de l’Economie. J’étais scandalisé. Je me suis alors dit que François Hollande s’était complètement soumis et avait oublié ses valeurs. Gauche/droite, cela ne voulait alors plus rien dire. Les appareils politiques ont beaucoup trop été utilisés au service de l’ego. Je serais plutôt pour une réflexion humaniste, la raison d’être de l’humain, qui doit s’accomplir. Emmanuel Macron ne connaît pas la vraie vie. En 2017, j’avais voté Jean Lassalle au premier tour et blanc au deuxième. »

Selon vous, quelle est la mesure phare de Jean Lassalle ?

« C’est le seul candidat qui a un vrai projet pour faire vivre nos valeurs républicaines et notre devoir d’humanité. Sa mesure phare est de retrouver les fondamentaux de l’action publique comme la « citoyennisation ». Il faut aussi s’appuyer sur les citoyens. Il ne faut pas seulement des élus. Heureusement que des citoyens s’impliquent dans un cadre associatif pour faire vivre une solidarité humaine là où notre institution n’a pas la finesse de résolution de les faire vivre. Je souhaite qu’on soutienne les actions et qu’on leur donne les moyens de mener à bien leurs actions, comme le portage de repas à domicile ou encore le transport des personnes âgées ou handicapées. Jean Lassalle veut reconstruire le bien commun. Par exemple, redonner toute sa dimension à la recherche qui a complètement perdu son âme au service du privé. Il n’y a plus d’Etat. Il faut le reconstruire pour qu’il s’appuie sur une action territoriale. Mais également remettre à taille humaine les intercommunalités, avec plus de proximité, et ne pas mélanger l’urbain et le rural. Ce dernier disparaît progressivement. »

Je crois que Jean Lassalle incarne la sincérité. C’est cela qui attire chez lui.

Quel ancrage local avez-vous au niveau du nombre d’adhérents, de militants ? Et de quelle manière menez-vous la campagne localement ?

« Cette année, je savais que Jean Lassalle aurait ses parrainages tranquillement. En 2017, j’avais beaucoup œuvré pour que des élus ligériens lui donnent leur signature. Nous devions être le second département à l’époque derrière le sien en nombre de parrainages. Cette année, j’avais également beaucoup de travail car très sollicité sur des situations sociales très difficiles. Cela dit, nous avons reçu Jean Lassalle à Saint-Jean-Saint-Maurice-sur-Loire, où il a pu présenter son programme devant une salle pleine avec au moins 150 personnes. Nous n’avions pas fait beaucoup de com’ mais je crois qu’il incarne la sincérité. C’est cela qui attire chez lui. Concernant l’affichage, il faut que je m’organise. Je vais pouvoir m’appuyer sur une équipe. »

Aurez-vous des candidats aux législatives dans la Loire ?

« Je pense qu’il en faudra. Il va falloir décliner cela dans le département. Il faut renforcer la présence à l’Assemblée nationale car il ne faut pas que le président se prenne pour un roi. Il faut qu’il s’appuie sur une réflexion partagée par les députés, les sénateurs et les citoyens. Il faut que les députés soient de plus en plus dans la vraie vie et ne soient pas enfermés dans leur stature de député à Paris. L’action publique doit retrouver sa sincérité. Pour le moment, nous n’avons pas encore de candidatures claires pour les Législatives mais c’est en réflexion. Pour ma part, je ne suis pas sûr de vouloir me lancer, car je préfère rester en proximité, au contact des gens. J’ai aussi fait déjà quatre mandats. »

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