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Marie Goncalves : « Nicolas Dupont-Aignan est au fait de la chasse au gaspillage, qui représente des millions d’euros »

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Dans le cadre de la campagne pour l’élection présidentielle, If Saint-Étienne vous propose une série d’interviews politiques des représentants locaux des douze candidats afin d’évoquer avec eux les échéances à venir. Elles seront publiées progressivement jusqu’au vendredi 8 avril 2022.

Debout la France 42
Marie Goncalves est secrétaire départementale pour Debout la France depuis 2019.

Marie Goncalves est devenue adhérente au parti Debout la France en 2017, après le quinquennat de François Hollande qu’elle juge désastreux. Aujourd’hui, elle se dit encore plus engagée, tant le bilan du quinquennat d’Emmanuel Macron lui semble générateur d’une dette abyssale. Rédactrice juridique dans un organisme social, elle est secrétaire départementale pour Debout la France depuis 2019.


Quel bilan tirez-vous du quinquennat d’Emmanuel Macron ?

« La répression, la corruption, les conflits d’intérêts, la perte de nos libertés et la perte de toutes nos espérances. On recense 10 millions de pauvres en plus, nos fleurons de l’industrie ont été dilapidés. Dans le même temps, 16 ministres sont inquiétés par la justice, c’est du jamais vu. Et avec le McKinseygate, on touche le fond ! On en a fait beaucoup plus que ça à François Fillon pour ses costumes et ses emplois fictifs. Macron dit à ce sujet, « qu’ils aillent au pénal », alors qu’il sait qu’il a l’immunité. Mais je pense qu’il ne sera pas au second tour, et qu’on ira le chercher au pénal. Il est capable de dire tout le contraire de ce qu’il fait. Il y a l’affaire Alstom aussi, avec les activités nucléaires que l’on rachète deux fois et demi plus cher, sans être sûrs de récupérer tous nos brevets. Et on constate aussi une censure médiatique à tous les niveaux, les voix dissidentes sont muselées. C’est triste pour la jeunesse, après ces deux années terribles, où il fallait pendant des mois dégainer son QR code pour pouvoir sortir. Cela a entraîné une perte de l’insouciance et de l’espérance. Le prochain président doit porter cette espérance dans un nouvel avenir. »

Selon vous, quelle est la mesure phare de Nicolas Dupont-Aignan ?

« C’est de relancer l’économie. Il a publié un livre, Où va le pognon ?, dans lequel il explique que relancer l’économie passe par le fait de chasser le gaspillage. Et ça ne passe pas par balancer un milliard d’euros dans des cabinets de conseil, sur l’argent des Français. Ces conseils sont demandés alors qu’on a des collaborateurs compétents dont c’est le travail. C’est inadmissible. Mais les gens ne sont pas crédules. Relancer l’économie est aujourd’hui devenu majeur car le Covid a créé des situations désastreuses. Nicolas Dupont-Aignan est au fait de la chasse au gaspillage, qui représente des millions d’euros. Il faut rétablir une rigueur de la fonction, et dans l’utilisation de l’argent public. Il ne faut pas croire que l’on peut dilapider l’argent des Français. Il faut remettre de l’intégrité dans la fonction politique. »

Quel ancrage local avez-vous au niveau du nombre d’adhérents, de militants ? Et de quelle manière menez-vous la campagne localement ?

« Nous avons de nombreux sympathisants, environ une centaine pour la Loire. Je ne pourrais pas vous dire au niveau du nombre d’adhérents, cela est comptabilisé au niveau national. Nous avons quelques personnes âgées parmi nos adhérents, qui ne peuvent donc pas être militants.Il y a beaucoup de situations différentes. En ce moment, on affiche, on tracte dans différentes communes. La campagne a démarré très tard, le temps nous est donc compté. J’ai plusieurs équipes sur le département, à Saint-Étienne, Feurs, Roanne, Montbrison. »

Aurez-vous des candidats aux législatives dans le Loire ?

« Nous en aurons, mais pour l’instant ce n’est pas à l’ordre du jour, nous avons à peine abordé le sujet avec Les Patriotes qui nous ont rejoints. Le timing est hyper serré et tout notre temps est consacré à la présidentielle pour l’instant. Le but c’est d’éliminer Macron dès le premier tour. Debout la France 42 a aussi nommé une vingtaine de délégués titulaires, qui vont se répartir sur les bureaux de vote pour pouvoir assister au dépouillement, pour éventuellement faire remonter des soupçons de fraudes. Dans ces délégués, il y a des sympathisants, mais pas que. Les gens veulent assister au dépouillement parce qu’ils ont l’impression qu’il va y avoir une fraude massive ».

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