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Lifestyle

Est-ce ringard d’habiter dans la Plaine ou à Lyon ?

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© Véro Martin

Fini l’exode stéphanois vers la Plaine ou Lyon ? Ils sont de plus en plus nombreux à choisir de rester en centre-ville de Saint-Étienne. Mais pour quelles raisons ? Nous avons demandé à quelques jeunes Stéphanois, originaires ou non de la ville, pourquoi ils sont autant accrochés à celle-ci.

  • Maëlle, 36 ans
    « Je suis née dans l’Isère et j’ai grandi en région Rhône-Alpes. Ensuite je suis partie à Montpellier où je suis restée six ans, puis quatre ans à Paris. Avant mai 2014, je n’avais jamais mis les pieds à Saint-Étienne et jen’en connaissais que ce qu’on en disait dans le reste de la région : que c’était une ville noire de suie ! Je vis à Saint-Etienne depuis mars 2015, arrivée pour ouvrir une galerie qui a tenu un an et demi. Je suis spécialiste de design pour le marché de l’art, et les postes sont rares. Mais quand j’en ai décroché un à Lyon, à aucun moment je me suis posé la question d’aller m’y installer ! La raison, c’est la qualité de ma vie ici. D’une part, j’ai eu les moyens d’acheter l’appartement de type haussmannien dont j’avais toujours rêvé. Moi qui ai grandi au gré des déménagements de ma famille, j’adore avoir un chez moi à moi. Et puis il y a les amis que je me suis fait ici, qui sont véritablement une deuxième famille pour moi. Hors de question de quitter le centre-ville ! Je vis à Saint-Etienne comme je vivais à Paris ! Marchés, terrasses, dîners, ciné, théâtre, opéra… Je n’ai pas de voiture, et aucunement l’intention d’en avoir une, je me déplace à vélo. La vie en ville est agréable, il y a assez peu de nuisances, des commerces divers et variés et des commerçants formidables. Pourquoi aller ailleurs ? »

« Quand j’ai décroché un poste à Lyon, à aucun moment je me suis posé la question d’aller m’y installer »

  • Emmanuelle, 37 ans :
    « Nous avons acheté une maison à Saint-Étienne pour plusieurs raisons. D’abord, car nous sommes Stéphanois et nous aimons notre ville. Ensuite, nous avons trois enfants en bas âges et rester à Saint-Étienne nous assurait d’avoir toutes les commodités à proximité comme les écoles par exemple. On trouvait aussi que c’était top d’avoir une maison en ville, pour profiter de tout ce que Saint-Étienne peut offrir et de tout ce que l’on peut faire à pied. Pour un budget moins important que dans la Plaine, on peut avoir de belles choses à Saint-Étienne. Si jamais nous avions décidé de nous installer dans la Plaine, je serai allée jusqu’à Saint-Just Saint-Rambert, pas plus loin. Mon travail étant à Saint-Étienne, c’est plus simple et pratique de rester ici également pour cette raison. On ressent, autour de nous, un retour à Saint-Étienne de personnes d’une trentaine ou d’une quarantaine d’années, plutôt des cadres sup’. Ils réinvestissent à Saint-Étienne. Ce qui n’était pas encore le cas il y a encore deux ou trois ans quand nous avons acheté notre maison. Dans nos amis, on a vu des familles qui se disent, avec le budget qu’on a, on peut avoir une super propriété à Sainté, soient des maisons avec jardin soient de beaux appartements, qui ont du cachet. Il reste quelques personnes qui partent vers la Plaine mais il me semble qu’on en voit moins qu’avant. »

« On ressent, autour de nous, un retour à Saint-Étienne de personnes d’une trentaine ou d’une quarantaine d’années, plutôt des cadres sup’. »

  • Geoffrey, 40 ans
    « Je suis Stéphanois et j’aime ma ville. J’ai passé une année à l’étranger, à Montréal en 2005. J’étais content de revenir ici. C’est ma ville, j’y ai mes habitudes, mes commerces… Je suis architecte et pour mon diplôme j’avais travaillé sur le « péri-urbain » avec la notion d’étalement urbain, des constructions en périphérie des villes, etc. Donc j’ai étudié le sujet et la possibilité de partir vivre en périphérie de Saint-Étienne mais honnêtement, je n’en ai aucune envie. Je ne suis pas fan des modes de consommation avec centres commerciaux, les zones spécialisées et dédiées à une activité… Il n’y a pas de mélange. Pour moi, soit on fait vraiment le choix de s’installer en campagne, dans la nature, soit on reste en ville. Je respecte le choix de ceux qui s’installent dans un pavillon de lotissement mais ces constructions créent selon moi davantage d’isolement. On s’éloigne du « vivre ensemble ». La ville reste lieu du lien social, des échanges. Un exemple simple pour moi : aller prendre mon expresso le matin dans un café, c’est une richesse. Ça permet de rencontrer des personnes très différentes et d’échanger de manière conviviale. Vivre dans le centre me permet de le faire facilement. »

« La ville reste lieu du lien social, des échanges. Un exemple simple pour moi : aller prendre mon expresso le matin dans un café, c’est une richesse. »

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