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Des renforts policiers sont annoncés en Sud Loire

• 19 avril 2021 • Xavier Alix
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La préfecture de la Loire a annoncé quelques renforts policiers dans le département à la suite de la visite d’Emmanuel Macron à Montpellier. Mais très loin de ce que réclame la Ville de Saint-Etienne sur sa circonscription. Surtout que ces cinq nouveaux policiers (qui s’ajoutent à une quinzaine dans l’Ondaine) sont affectés… au Gier.

Il l’a répété aujourd’hui à Montpellier. Dans le cadre de son déplacement sur le thème de la sécurité, Emmanuel Macron a confirmé l’objectif de déployer 10 000 policiers et gendarmes supplémentaires sur son quinquennat. Plus de 6 200 membres des forces de l’ordre qui auraient été recrutés selon l’Etat.

Cinq policiers affectés dans le Gier

« Cet effort va permettre d’accroître la visibilité des policiers et des gendarmes sur la voie publique, estime le gouvernement. En 2021, 2 000 de plus seront déployés sur le territoire national. » Pour l’essentiel, ils iront directement en Sécurité Publique, sur la voie publique. Des mesures qui s’accompagnent « d’un renforcement des formations et de la modernisation des matériels. Mais aussi de l’immobilier.»

Dans la Loire, cinq postes de policiers vont être créés cette année. Ils seront affectés à la circonscription de sécurité publique du Gier, a précisé ce lundi 19 avril, dans un communiqué la préfecture. « Ces renforts s’ajoutent aux 15 effectifs obtenus pour la circonscription de sécurité publique de l’Ondaine. Ce, dans le cadre de la création du Quartier de Reconquête Républicaine (QRR) de La Ricamarie-Montrambert-Méline. » Ils seront affectés « prochainement » dans une circonscription saignée à blanc en termes d’effectifs.

Saint-Etienne réclame une centaine de policiers

Enfin, ajoute la préfecture, « dans la perspective de l’élaboration de futurs « contrat de sécurité intégrée », le travail se poursuit. Il est réalisé en lien étroit avec la direction départementale de la sécurité publique et les élus ». Son objectif est de permettre une plus grande proximité. Ainsi qu’une plus grande visibilité sur le terrain. Ces annonces interviennent dans un contexte tendu à Saint-Etienne. Celui d’événements de délinquance nocturne à Terrenoire qui ont eu lieu samedi.

Occupation de la place Jean et Hippolyte-Vial, feux de poubelles au pied d’un mât de vidéoprotection, policiers pris à parti, éclairage public détérioré… La Ville de Saint-Etienne a réitéré, à cette occasion sa demande de moyens supplémentaires auprès de l’État. Afin d’assurer, « aussi rapidement que possible, le retour au calme dans le quartier ». Tout insistant sur sa demande d’« une centaine de policiers » supplémentaires. Elle argue d’une annonce n’ayant jamais été suivie de faits.

« Sans remettre en cause le dévouement de la police nationale et de la police municipale, dont la prompte intervention est à saluer tout comme celle des pompiers du SDIS, il est temps que l’État saisisse la gravité de ce qui se passe, partout en France, dans certains quartiers. »

Communiqué de la Ville de Saint-Etienne

La retour aux effectifs perdus dans les années 2000 est encore loin

Pas sûr que le communiqué de la préfecture de ce jour ait rassuré la municipalité. Qu’il s’agisse des circonscriptions de police de l’Ondaine, du Gier ou de Saint-Étienne, les effectifs restent loin de ce qu’ils étaient au début des années 2000. Leur chute a été très marquée durant le mandat présidentiel de Nicolas Sarkozy. C’était là l’application de la révision générale des politiques publiques (RGPP). Son credo : le non remplacement d’un fonctionnaire sur deux, forces de l’ordre comprises… Selon les syndicats de la police nationale, en 2019, le Gier évoluait ainsi avec 22,5 % d’effectifs (tous types de postes confondus) de moins qu’en 2007. Et Rive-de-Gier n’a plus de nationaux à demeure depuis la fermeture du commissariat secondaire…

Dans l’Ondaine, il y avait plus de 90 policiers au début des années 1990. Ils n’étaient plus que 59, en exercice cet automne. Ce, en attendant le renfort des 15 nouvelles recrues annoncées par la préfecture. Depuis la fin des années 2000, parallèlement aux coupes dans ses effectifs, les gouvernements successifs ont encouragé les municipalités urbaines à prendre en charge une partie de la sécurité. Amenant, entre autres, le développement de la vidéo-protection. Ainsi qu’une montée en puissance – armement et effectifs – des polices municipales.

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