Saint-Étienne
jeudi 7 juillet 2022
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Fusion CHU / ICLN : dernière ligne droite

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Au 1er janvier, la fusion entre le CHU de Saint-Étienne et l’Institut de Cancérologie Lucien Neuwirth, sera effective. Une décision qui a motivé le départ massif des oncologues de l’ICLN, tandis qu’elle devrait permettre l’acquisition de nouveaux équipements et de nouvelles technologies.

CHUSE
Le Pr Thierry Thomas, président de la Commission médicale d’établissement du CHU, Olivier Bossard, directeur général du CHU, et le Dr Xavier Simoens, président de la Commission médicale d’établissement de l’ICLN. ©JT

Annoncée depuis le 5 juillet dernier, la fusion entre le CHU de Saint-Étienne et l’Institut de Cancérologie Lucien Neuwirth, prendra effet dès le 1er janvier. L’objectif étant de moderniser l’offre de cancérologie et d’améliorer le parcours du patient. Toutefois, si cette décision doit permettre de mutualiser les moyens et donc d’acquérir des technologies innovantes dans la prise en charge des cancers, elle n’a pas manqué de faire réagir au sein des équipes soignantes, entraînant le départ de neuf oncologues.

Des médecins recrutés de justesse

Des départs massifs, puisqu’ils représentent la quasi totalité des oncologues médicaux de l’ICLN, et qui suscitaient des inquiétudes. « Quand on a appris la nécessité de remonter une équipe de cancérologie dans un délai aussi court, nous étions très inquiets », a reconnu Thierry Thomas, président de la Commission médicale d’établissement du CHU. C’est grâce à la mise à contribution et au carnet d’adresses du professeur Freyer, de Lyon, que huit médecins oncologues ont pu être recrutés pour ce début d’année. Ils seront rejoins par trois assistants hospitalo-universitaires au mois de novembre. Ainsi, tous les patients pourront continuer à être traités sur place et à être pris en charge. Malgré tout, Olivier Bossard, directeur général du CHU, a indiqué être déçu par ces départs. « Nous leur avons proposé de s’intégrer dans ce projet médical, en leur précisant que, si dans six ou douze mois, ils n’étaient pas satisfaits, ils seront alors légitimes de choisir de poser leurs valises ailleurs. Personnellement, je regrette leur décision, on a été très déçus et inquiets ». Sauvés par le carnet d’adresses d’un voisin lyonnais donc, grâce à qui il y aura une continuité des soins

Quand on a appris la nécessité de remonter une équipe de cancérologie dans un délai aussi court, nous étions très inquiets

Pr. Thierry Thomas, président de la Commission médicale d’établissement du CHU

Une fusion à 710 millions d’euros

Désormais, l’équipe travaille à l’élaboration du projet médical, avec des innovations thérapeutiques à venir. « Nous sommes en cours de renouvellement d’un accélérateur de radiothérapie, et le projet Car-T Cells est définitivement entériné et sera mis en œuvre dès l’année prochaine, se réjouit le Dr Xavier Simoens, président de la Commission médicale d’établissement de l’ICLN. L’innovation passe aussi par un guichet unique et une plateforme de coordination ». Dès le 1er janvier, ce seront ainsi 450 agents hospitaliers qui seront intégrés au CHU qui en compte actuellement 7 500, pour un montant de cette fusion atteignant les 710 millions d’euros. « Tout le monde y a mis du sien pour respecter le délai imposé par les pouvoirs publics », a souligné Olivier Bossard. Pour rappel, Régis Juanico, député Génération.s de la Loire, et Jean-Claude Tissot, Sénateur socialiste de la Loire, avaient écrit au Premier ministre Jean Castex pour demander à ce que le délai de sa réalisation soit prorogé.

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