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IDEX et fusion : voilà, c’est fini

• 3 novembre 2020 • Esther Cicero
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L'Université Jean Monnet de Saint-Étienne garde son autonomie © IF Média

Volet 4/4 : quel avenir pour l’université Jean Monnet après la fin du projet de fusion avec Lyon

Après 10 ans de tentatives, s’en est terminé du projet IDEX et de fusion de l’UJM avec 3 établissements lyonnais. Et maintenant quoi ?

La sentence est tombée. Le 23 octobre dernier, après 10 ans d’aller-retours, d’âpres négociations, d’accords et de désaccords, le projet Idex, et avec lui celui de la fusion de l’Université Jean-Monnet avec Lyon 1, Lyon3 et l’ENS, a volé en éclat. Alors que l’on imaginait des résultats serrés, le Conseil d’Administration de l’université stéphanoise a voté contre cette fusion par 22 voix contre 11 et une abstention… Préférant l’autonomie de ses institutions à la possible labellisation IDEX.  

C’est fini et maintenant?

Que va-t-il se passer à présent ? À cette question, Stéphane Riou, membre du collectif UJM et vice-président démissionnaire lors de la vague de révolte du début de l’été au sein du CA de l’établissement, répond avec pragmatisme : « Ce qui me préoccupe avant toute chose, c’est la façon dont la présidente, qui rappelons-le n’a plus de bureau, va devoir gérer la crise sanitaire dans laquelle nous nous trouvons. Lors du premier confinement, l’équipe présidentielle s’est montrée très présente pour faire face à ce qui nous arrivait. Or, aujourd’hui, il n’y a plus d’équipe ».

Ça, c’est pour l’urgence qui, quel que soit le travail à accomplir afin de trouver un projet universitaire qui se substituera à l’IDEX, peut difficilement se faire oublier en ce moment.

La suite? De la concertation

Pour la suite… Il faudra y aller étape par étape. Pas d’idée toute faite, pas de projet sans concertation. La plupart des opposants victorieux tiennent aujourd’hui à ce que la démocratie retrouve la place qui est la sienne au sein de l’établissement : « Nous allons devoir écrire une nouvelle feuille de route, poursuit Stéphane Riou. Et pour cela, il faudra concerter toutes les composantes de l’université. Les personnels, les étudiants. La démocratie est vitale dans une université. »

« Écrire une nouvelle feuille de route »

Stéphane Riou, ancien vice-président et membre du collectif UJM

Et puisque l’on parle de démocratie et de gouvernance, se pose aujourd’hui aussi la question du maintient ou non de la présidente Michèle Cottier à son poste. Certains opposants, comme par exemple le collectif Idexit, appellent cette dernière à « la responsabilité », considérant que ce vote-désaveux lui enlève aujourd’hui toute légitimité pour conduire l’établissement. D’autres, plus nuancés, estiment que c’est à elle, et à elle seule, de prendre sa décision, en évaluant bien la situation et le besoin d’apaisement dont a aujourd’hui besoin l’université. Michèle Cottier a quant à elle indiqué après le vote qu’elle entrait « en réflexion ».

Valoriser ses atouts

Après la réflexion et la discussion viendra ensuite le temps de l’action. Et pour cela, il faudra faire des choix, selon l’ancien vice-président. Définir des priorités. Sur quels champs disciplinaires miser pour que l’UJM garde sa visibilité, voire, en gagne davantage ?  « Il faut, je crois, poursuivre notre politique de rapprochement avec certains établissements lyonnnais dans les cadres qui existent déjà. Et puis, continuer également à investir dans les domaines de niche, embryonnaires, par des moyens dédiés. À Saint-Etienne, cela fonctionne déjà bien, en biologie végétale ou en ophtalmo par exemple. Le tout, en gardant un premier cycle généraliste tel qu’il existe. »

Une chose est sûre, de l’avis de tous : l’UJM compte d’ores et déjà d’innombrables atouts. Reste à présent à les faire fructifier.


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