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Le Département de la Loire vote un investissement record pour 2021

• 10 février 2021 • Nicolas Bros
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Le budget 2021 du Département de la Loire a été adopté vendredi 5 février en assemblée départementale. Un budget qui affiche des records avec une hauteur jamais atteinte de 829 millions d’euros et un investissement de 111 millions d’euros. Deux jours de débat ont été nécessaires pour aborder tous les points inscrits à l’ordre du jour.

L’assemblée départementale a débattu du budget 2021 pendant deux jours jeudi 4 et vendredi 5 février © NB / IF Saint-Etienne

« Un acte fort » voilà comment a été qualifié le budget 2021 du Département de la Loire par son président Georges Ziegler, lors de son discours d’introduction de l’assemblée départementale jeudi 4 février. Avec une hauteur jamais atteinte de 829,8 M€ (le budget 2020 s’élevait à 817,5 M€) et un investissement record de 111 M€ (soit une hausse de 26 %), le Département s’affiche offensif. D’après le président, ce budget inédit « permettra de faire face aux conséquences de la crise et de rester le premier partenaire des différents acteurs du territoire sans accroître la contribution des Ligériens, comme c’est le cas depuis 2011 ». Et d’assurer : « Certains diront que nous ne faisons pas assez, je suis d’accord, mais nous faisons ce que l’on peut avec ce que l’on a. »

Certains diront que nous ne faisons pas assez, je suis d’accord, mais nous faisons ce que l’on peut avec ce que l’on a.

Georges Ziegler, président du Département de la Loire

La majeure partie de ce budget (67 %) sera consacrée à l’action sociale avec notamment 461,3 M€ réservés aux solidarités humaines, incluant l’autonomie, l’enfance et la famille, le logement et l’habitat, l’insertion (RSA) et l’action sociale et santé.

111 M€ d’investissements comprenant le plan de relance départemental

Le deuxième volet important voté le 5 février constitue l’enveloppe d’investissements consentis par l’organe départementale. En 2021 ce sont 111 M€ (comprenant les 15M€ du plan de relance départemental) qui vont être investis cette année dans divers projets comme la coopération territoriale, la voirie ou encore l’éducation et la jeunesse. Une dépense record, en progression de 26,3 % par rapport au budget prévisionnel de 2020, permise par une « gestion saine et prudente » selon Hervé Reynaud, vice-président du Département en charge des finances. Mais également à des recettes inattendues comme les DTMO (droits de mutation à titre onéreux) perçus par le Département sur les transactions immobilières. Alors que les élus s’attendaient à un montant de – 10 M€ par rapport aux prévisions, ce sont finalement + 5 M€ qui sont à dénombrer sur ce sujet.

Parallèlement, le président du Département a également rappelé que les dépenses liées au RSA ont augmenté de 7,7 % en 2020 et prévoit une nouvelle hausse de 8 à 9 % pour 2021. Une dépense peu équitable vis-à-vis de l’investissement consenti par l’État en parallèle selon Georges Ziegler : « Malheureusement, nous payons encore et toujours de notre poche l’essentiel des politiques qui relèvent pourtant de la solidarité nationale. »

Pour faire face à la crise, il ne suffit pas seulement de prévoir l’augmentation des allocations de solidarité en fonction de la hausse des allocataires.

Pierrick Courbon, élu d’opposition et président du groupe Loire Solidaire

Du côté de l’opposition, ce budget n’apparaît pas convaincant notamment pour Pierrick Courbon, président du groupe Loire Solidaire qui a voté contre ce budget. « Vous parlez d’un budget de « sortie de crise », mais les politiques proposées à travers les 29 rapports dont nous venons de débattre depuis 2 jours ne nous donnent pas, pour la plupart d’entre eux, l’impression que le Département sera un acteur offensif et volontariste de la construction de l’après-crise pour amortir et faire face à ses conséquences durables. » Selon l’élu, « pour faire face à la crise, il ne suffit pas seulement de prévoir l’augmentation des allocations de solidarité en fonction de la hausse des allocataires, ce qui est notre obligation, mais il convient au contraire d’instaurer un véritable bouclier social pour les Ligériens ». Rappelant également son désaccord sur le choix du Département de ne pas accorder de prime Covid aux aides à domicile. Une question sur laquelle l’élue roannaise du groupe de la gauche Républicaine et citoyenne, Pascale Vialle-Dutel rejoignait l’avis de Pierrick Courbon. Alors que son président de groupe, Jean Bartholin, allait davantage dans le sens de Georges Ziegler, estimant que « cette prime c’est de la com’ » . Pour rappel, nous avions parlé de cette prime Covid ici avec le président du Département.


[Mise à jour 10/02/2020 à 15h]
Pour information, la Chambre régionale de la Cour des comptes a mis en ligne sur son site, le 9 février dernier, le rapport d’observations définitives concernant le contrôle des comptes et de la gestion du département de la Loire pour les exercices 2013 à 2018. Par cette publication, la juridiction administrative fait « le constat d’une situation financière globalement équilibrée » mais « attire l’attention de la collectivité sur la hausse des dépenses sociales et l’érosion de sa capacité d’autofinancement qui fragilisent ses finances et appellent à la prudence dans la gestion de son budget. » Elle explique également que le Département assure sa mission de protection de l’enfance « correctement, au moyen d’une offre de services satisfaisante, voire innovante, en direction notamment des adolescents, y compris pour les mineurs étrangers non accompagnés. » Elle recommande entre autres de « développer, au sein des services départementaux, une fonction de contrôle et de surveillance des établissements et services en charge de la prévention et de la protection de l’enfance, d’adopter le règlement départemental d’aide sociale prévu à l’article L. 121-3 du CASF, en particulier le volet relatif à la prévention et à la protection de l’enfance et des familles. »

La structure précise enfin que « l’instruction ayant été close fin 2019, les observations formulées par la chambre régionale des comptes ne prennent pas en considération les conséquences de l’état d’urgence sanitaire déclaré en mars 2020. »

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