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Le Département inquiet pour ses finances

• 22 octobre 2020 • Nicolas Bros
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La crise sanitaire a fait des dégâts notamment dans le budget du Département de la Loire. Avant la séance consacrée à la deuxième décision modificative de l’année 2020, le président du Département, Georges Ziegler et le vice-président aux finances, Hervé Reynaud, sont revenus sur les points qui les inquiètent.

Georges Ziegler, président du Département de la Loire et Hervé Reynaud, vice-président aux finances © NB / IF Média

Avant la tenue vendredi 16 octobre de la deuxième décision modificative de l’année 2020, Georges Ziegler, président du Département affichait son mécontentement. « La situation financière du département est simple : les dépenses augmentent et les recettes diminuent, détaille ce dernier. Nous sommes face à un effet ciseau qui nous coupe les ailes. »

Selon l’élu, l’État n’assume pas ses responsabilités, notamment en matière de dépenses sociales. Il tire donc la sonnette d’alarme alors que le Département de la Loire affiche des dépenses en hausse de 6,8 M€ et de recettes en baisse de 7,7 M€. « L’État nous fait les poches » ajoute Hervé Reynaud, vice-président aux finances. En cause notamment l’augmentation du nombre d’allocataires du RSA dû à la crise sanitaire (19 800 recensés au début du mois d’octobre 2020 contre 18 200 en février de la même année) , sa revalorisation d’au moins 1% chaque année. « En 2013, le RSA représentait un budget de 70 M€ sur lequel l’État compensait à hauteur de 48 M€. Il ne contribue pas davantage aujourd’hui. C’est très douloureux pour nous » explique Georges Ziegler, qui dénonce également « la maladie qui consiste à croire que l’argent public est un puits sans fonds. La dette perpétuelle n’existe pas. »

Des recettes qui ne suivent pas

Autre point qui chiffonnent les deux élus, la baisse « significative » des recettes parallèlement à cette hausse des coûts. Tout d’abord, le marché de l’immobilier ayant été impacté par le confinement et la crise sanitaire, les DTMO (pour Droits de Mutations à Titre Onéreux) que perçoit le Département ont baissé de l’ordre de 10 M€ par rapport à la recette prévue par le Budget primitif (BP)2020. Parallèlement, la Taxe Intérieure de Consommation sur les Produits Energétiques (ou TICPE), autre ressource financière pour le Département, subit également une baisse de 10% entre 2019 et 2020 (soit 0,9 M€ de moins que sur le BP 2020). Suivent ensuite la Taxe sur la consommation finale (- 0,6M€), la Taxe d’aménagement (-700 000 euros), les recettes au titre de la politique enseignement (- 440 000€) et les recette au titre de la politique autonomie (- 325 000€). Et les perspectives pour 2021 ne sont pas plus réjouissante pour le Président qui précise que le Département de la Loire « a fait le choix de ne pas augmenter les impôts depuis 2011, là où plus de 2 tiers des départements français ont fait l’inverse. »

Chalmazel qui divise

La séance de vendredi 16 octobre a également été l’occasion du vote d’un ajustement du plan de développement de la station de Chalmazel avec notamment une dépense prévisionnelle de à 10 M€ HT. Une décision qui a fait réagir l’opposition et notamment le groupe Loire Solidaire (socialistes, écologistes et apparentés) qui dénonce l’utilisation de neige artificielle dans la station ligérienne, ainsi qu’un investissement qui était « entendable il y a dix ans mais pas aujourd’hui avec la crise sanitaire actuelle. »

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