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dimanche 16 juin 2024
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Le nouveau sous-préfet de Montbrison se dévoile

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Jean-Michel Riaux est officiellement le sous-préfet de l’arrondissement de Montbrison depuis lundi 13 septembre à 14h. Ce mercredi, il rencontrait la presse afin de revenir sur son parcours mais également sur ses nouvelles missions.

Jean-Michel Riaux, le sous-préfet de Montbrison dans son bureau © NB / IF Saint-Etienne

40 ans au service de l’Etat

Âgé de 60 ans, Jean-Michel Riaux a connu un parcours professionnel riche de diverses expériences, au service de l’Etat. Diplômé de Saint-Cyr et de l’Institut des Hautes études européennes de Strasbourg, il a ensuite œuvré pour l’Armée de Terre, fut chef de cabinet du ministre des Anciens Combattants, a accompagné à l’export les industriels de l’armement pour l’Asie Occidentale et le Golfe Persique (Oman et Bahreïn) ou encore les directeurs généraux de service des conseils départementaux. Côté corps préfectoral, son expérience est double puisqu’il fut directeur de cabinet du préfet de Meurthe-et-Moselle entre 1997 et 1999 puis sous-préfet de Louhans entre 1999 et 2001. Sa venue à Montbrison est donc un retour dans une fonction préfectorale.

Une première impression positive à propos du territoire montbrisonnais

« Je vais être honnête, avant de venir à Montbrison, je ne connaissais pas la Loire, avoue en toute modestie le nouveau sous-préfet de Montbrison, Jean-Michel Riaux. Mais depuis mon arrivée en fin de semaine dernière, je suis très agréablement surpris par les qualités et le dynamisme de ce territoire qui a eu la capacité de gérer un monde dominé par l’industrie, tout en restant attaché à sa culture. » Appuyant le fait très rare que la sous-préfecture de Montbrison fut une préfecture – seule Draguignan est une autre sous-préfecture dans ce même cas – M. Riaux a expliqué vouloir « être à la hauteur de la mission », rappelant volontiers une citation de Jean-Baptiste Massillon, professeur à l’ancien collège des Oratoriens de Montbrison, où se trouve désormais le bâtiment de la Sous-préfecture : « si la vertu n’est pas notre premier penchant, elle est du moins notre premier devoir ». Un verbatim qui relève l’état d’esprit dans lequel Jean-Michel Riaux se trouve en arrivant dans sa nouvelle mission.

Depuis mon arrivée en fin de semaine dernière, je suis très agréablement surpris par les qualités et le dynamisme de ce territoire.

Plusieurs principes pour guider sa mission

Une mission qui sera guidée par plusieurs principes selon ce « modeste représentant de l’Etat », comme il se caractérise. Tout d’abord, le devoir de se placer sous l’autorité de la préfète de la Loire, Catherine Seguin. Ensuite, être au service de la population mais également des élus, afin de soutenir et d’accompagner leurs projets. Parallèlement, assurer la mission de sécurité publique et de contrôle de la légalité. Un point à « exercer avec soin, suivant une bonne organisation entre la sous-préfecture et la préfecture ».

Concernant le plan France Relance, pour lequel son prédécesseur, Loïc Armand, était le référent départemental, rien n’est encore décidé quant au prolongement de cette mission pour Jean-Michel Riaux – pour l’heure, cette tâche est assurée par la sous-préfète de Roanne, Sylvaine Astic. Mais ce dernier assure « avoir beaucoup de choses à apprendre à titre personnel de la mise en place de la seconde vague de ce plan de relance », tout en voulant mettre tout en œuvre pour aller vers une « France plus solidaire et plus compétitive ».

Transition écologique et ruralité au menu

Le nouveau pensionnaire du square Honoré d’Urfé aura également à traiter différents sujets inhérents à l’arrondissement montbrisonnais tels la ruralité mais également d’autres plus généraux comme la crise sanitaire ou encore la transition écologique. « Je vais prendre le temps de bien connaître les spécificités rurales de l’arrondissement, explique-t-il prudemment. Je vais entrer en contact avec le monde agricole local dans les plus brefs délais. Le sujet de la ruralité m’intéresse beaucoup. Je ne le connais pas professionnellement mais personnellement par mon lien avec la Haute-Marne où j’entretiens un domaine d’un peu plus de sept hectares. »

Je vais prendre le temps de bien connaître les spécificités rurales de l’arrondissement

Le sujet de ruralité qui va de pair avec l’enjeu de la transition écologique, impliquant l’accès au numérique, la modernisation des centres de tri des déchets ou bien des dispositifs tels que « petites villes de demain » ou les espaces France Services – le Département de la Loire en compte 14 et quatre sont en négociation dont un devrait se situer dans l’arrondissement de Montbrison.

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