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Plan de relance de Saint-Etienne Métropole : les cinq communes qui en profitent déjà

• Xavier Alix
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320 M€ : c’est le montant du « plan de relance économique, écologique et solidaire » qu’avait annoncé il y a un an le président de Saint-Etienne Métropole sur un mandat alors à venir. L’un de ses volets, les 53 M€ d’aides directes à des investissements communaux s’actionne via cinq projets validés.

L’assemblée communautaire a pour l’instant validé cinq projets communaux éligibles à son plan de relance. Photo If Media/Xavier Alix.

Elles ont jusqu’au 31 décembre 2023 pour en profiter directement. Afin de faire face à la crise économique corolaire à la crise sanitaire, les élus de Saint-Étienne Métropole ont mis en place un plan de relance « inédit » qui, en grande partie soutient l’investissement de ses communes membres. Dans son ensemble, la perfusion dans l’économie totalise 320 M€. Elle mettra bien sûr plusieurs années à être consommée. Sa supervision a été délégué à l’adjoint aux finances de la Ville de Saint-Etienne et conseillère métropolitaine Nora Berroukeche.

Une aide plafonnée à 3 M€ maximum par commune

Le plan se décline en trois axes : 150 M€ d’aides à l’investissement (en garantie d’emprunts des communes), 20 M€ pour le bien-être social et 150 M€ d’investissements directs. Sur cette dernière ligne, plus d’un tiers, soit 53 M€ appuieront des projets d’investissement proposées par les communes du territoire (sans compter 7 M€ pour les ouvrages d’art et 10 M€ de bonification de leurs enveloppes voirie).

La participation de Saint-Etienne Métropole est cependant plafonnée à 3 M€ maximum par commune (l’agglomération en compte 53). Et le montant de ce « fonds de concours » ne peut pas dépasser la part de financement assurée, hors subvention, par la commune. Sachant que celle-ci doit être a minima de 20 % du montant total de l’opération HT.

Châteauneuf, Doizieux, Genilac d’un côté…

Fin juin, l’assemblée communautaire a rappelé et annoncé pour deux d’entre eux les cinq premiers projets retenus dans ce cadre :

-A Châteauneuf, la construction pour 2 M€ HT de deux bâtiments instrumentés intégrant des logements locatifs et une micro-crèche. La municipalité va financer à hauteur de 740 000 €. 740 000 € seront accordés par le fonds de concours de Sem. Alors que les subventions issues du Département, de l’Etat et de la Région cumulent 520 000 €.

-A Doizieux, l’aménagement d’un chemin piétonnier sécurisé pour 132 625 € HT. La municipalité va financer à hauteur de 65 812,50 €. L’autre moitié étant assurée par le fonds de concours de Sem.

-A Genilac, la construction et la réhabilitation pour 2,4 M€ HT de l’école élémentaire. Couplées à l’aménagement de la médiathèque (l’ensemble représente un bâti continu). La municipalité va financer à hauteur d’1,082 M€. Même somme accordée par le fonds de concours de Sem. Alors que les subventions de l’Etat s’élèvent ici à 235 000 €.

…Saint-Maurice-en-Gourgois, Saint-Nizier-de-Fornas de l’autre

-A Saint-Maurice-en-Gourgois, la réalisation d’un terrain de football en pelouse synthétique pour 560 000 € HT. La municipalité va financer à hauteur de 168 000 €. Le fonds de concours de Sem prend en charge une somme équivalente. Alors que les subventions issues de l’Etat et de la Région cumulent 224 000 €.

-A Saint-Nizier-de-Fornas, la construction pour 633 000 € HT d’une salle de convivialité et d’un espace socio-culturel. La municipalité et le fonds de concours de Sem vont financer l’investissement à hauteur de 146 000 € chacun. Alors que les subventions issues du Département, de l’Etat et de la Région cumulent 341 000 €.

Quel impact pérenne sur l’emploi ?

Lors du conseil communautaire du 24 juin, Germain Collombet, élu stéphanois EELV s’est interrogé sur la nature du terrain synthétique de Saint-Maurice-en-Gourgois. Son groupe craint l’absence d’un bilan environnemental sur son installation. Et la possibilité d’un lestage en caoutchouc, réputé cancérigène et source d’îlot de chaleur. Il s’est d’ailleurs finalement abstenu sur la délibération de Saint-Maurice-en-Gourgois en raison du « manque de précisions ». Christel Pfister, elle, élue communiste de Saint-Etienne, a demandé quels étaient les moyens d’évaluation sur l’impact de la création d’emplois pérennes.

Réponse quelque peu agacée du président Gaël Perdriau : « Sur ces projets en soit, les seuls décideurs, ce sont les conseils municipaux qui les votent. Nos fonds de concours y participent. Contrairement à vous, je fais confiance aux maires qui les portent et sont tout autant préoccupés par l’emploi, l’environnement. » Pour Saint-Maurice-en-Gourgois, 1 800 habitants qui vivent sur 32 km2, l’idée d’un ilot de chaleur, « préoccupation d’urbain », s’y relativise à ses yeux… Quant à l’emploi, « c’est l’objectif même des fonds de concours. Les appels d’offre seront lancés par les communes. Et je ne doute pas que les entreprises locales y répondront. »

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