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Saint-Étienne : nouvelle journée de mobilisation des agents territoriaux

• Julie Tadduni
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Ils s’étaient déjà réunis la semaine dernière. Les agents territoriaux de la ville se sont à nouveau mobilisés ce mardi en fin de matinée, rejoints par leurs homologues de la métropole. Selon la CGT, leurs acquis seraient menacés par la loi de transformation de la fonction publique.

Les agents territoriaux de Saint-Etienne étaient réunis pour la seconde fois devant la mairie ce mardi © JT / IF Saint-Etienne

Certaines mesures de la loi de transformation de la fonction publique ont du mal à passer en ces temps de crise sanitaire. « Des “merci” on en a plein les poches, ce que l’on veut désormais, ce sont des actes », lâche Sylvain Valla, secrétaire général du syndicat CGT des agents territoriaux de Saint-Étienne. Ce mardi, pour répondre à l’appel du syndicat, ils étaient environ une centaine devant l’hôtel de ville, dans le but de défendre leurs acquis.

Trois champs de négociation

Leurs revendications reposent sur trois points. Le premier concerne la fin des régimes dérogatoires et la mise en place des 1 607 heures légales par an. En effet, certains agents, notamment parce qu’ils travaillent de nuit ou les dimanches, sont en deçà de ce quota annuel, grâce à des dérogations qui sont amenées à disparaître dès le 1er janvier prochain. Deuxième sujet de discorde : la mise en place d’un CIA (Complément indemnitaire annuel), prime intégrée au Rifseep (Régime indemnitaire tenant compte des fonctions, des sujétions, de l’expertise et de l’engagement professionnel dans la fonction publique de l’État). « Une partie se fera au mérite, nous ne savons pas si cela sera en plus de notre salaire actuel ou dans l’existant. On estime être tous et toutes méritants, surtout en ce moment », explique Sylvain Valla. Enfin, c’est un encadrement du droit de grève qui suscite également l’inquiétude des agents. « Ce point reste flou et personne ne sait nous répondre. S’il implique, par exemple, la mise en place d’un service minimum, nos mobilisations n’auront plus d’impact », annonce le secrétaire général.

Des “merci” on en a plein les poches, ce que l’on veut désormais, ce sont des actes. 

Sylvain Valla, secrétaire général CGT des agents territoriaux de Saint-Etienne

Un sujet étatique pour la mairie

Le syndicat regrette que la mairie n’ait toujours pas accepté de rencontrer ses représentants. Seule la direction générale et les directions des ressources humaines des deux collectivités (ville et métropole), ont organisé une rencontre avant cette deuxième mobilisation « Ce sont ceux qui appliquent les décisions, pas ceux qui les prennent, estime Sylvain Valla. Nous avons déposé un nouveau préavis pour mardi prochain. Pour monsieur le maire, il est temps de sortir du bois et d’assumer ».

Contactée par la rédaction, la mairie indique que ce mouvement « est à l’appel d’un syndicat en écho et contre la loi gouvernementale de transformation de la fonction publique, et à la suite du compte-rendu de la Chambre régionale des comptes, demandant à la ville de Saint-Étienne de se mettre en conformité avec la loi concernant le temps de travail des agents municipaux ». Elle assure que « ce dossier est abordé et travaillé dans le cadre du dialogue social avec l’ensemble des syndicats représentés à la ville. »

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