Saint-Étienne
lundi 30 janvier 2023
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Retour en photos sur le meeting de Jean-Luc Mélenchon à Saint-Etienne


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Le leader de la France Insoumise était en meeting vendredi soir à Saint-Etienne, ville où il est arrivé largement en tête à la dernière Présidentielle. Message : le combat continue et « la résistance à l’autoritarisme, au libéralisme », c’est LFI et la Nupes, pas le RN. Un appel à la mobilisation est lancé pour janvier 2023 et les retraites. Les photos de la soirée*.

Les couleurs des tracts et des affiches placardées ainsi que celles projetées sur le grand écran le soir même dans la salle tiraient vers la Nupes. Mais c’est bien en tant que leader de la France Insoumise, armé d’un logo du parti toutefois « créolisé » avec celui de l’alliance des gauches, que Jean-Luc Mélenchon s’est affiché vendredi soir à Saint-Etienne. Dès l’après-midi en fait puisque comme If Saint-Etienne vous l’annonçait le matin même, il s’est rendu au piquet de grève de salariés en place depuis un mois au centre GDRF de la rue Bénévent. C’est un autre centre, celui des Congrès qui accueillait le soir le meeting « Contre la vie chère et pour nos retraites ». Meeting ouvert par la députée LFI de Saint-Etienne (2e circonscription) :

« Dans cette période où le gouvernement Macron ne propose que la précarité pour sortir de la misère, où il tente de semer la peur et la discorde, il est important de rester vivant, de le montrer, de résister et surtout de construire du collectif et c’est ce que nous faisons ici ce soir ! », clamait Andrée Taurinya soulignant « cette force militante, à l’image de Saint-Etienne, ville ouvrière, ville minière, ville de combats ». La députée LFI rendait hommage, au sein même de leurs anciens locaux « mythiques », à la lutte des employés de Manufrance il y a 40 ans, elle « qui résonne encore » . Elle parlait aussi de la Fusillade du Brûlé de La Ricamarie ayant inspiré Zola pour conclure que la mémoire des luttes locales donne des raisons de fierté à une « ville » , jugeait-elle, « salie et injuriée par son maire dont la majorité des habitants réclame à juste titre sa démission ».

Appel à la mobilisation pour les retraites

Une ville où Jean-Luc Mélenchon est arrivé en tête à la dernière Présidentielle : 27 % en 2017, 33 % en 2022 et jusqu’à 70 ou 80 % dans des bureaux de vote de Montreynaud, Montchovet, Beaubrun-Tarentaize. Seule femme jamais élue députée à Saint-Etienne (du moins sous la Ve République, lire notre dossier), dans ses 20 min de discours, André Taurinya rendait hommage aux autres candidats de la Nupes battus en juin, en particulier Laëtitia Copin (EELV) malgré « la dissidence de Pierrick Courbon », à 1 000 voix près d’être également élue à Saint-Etienne. Lutte contre l’extrême droite, « l’autoritarisme gouvernementale », ses 49.3, sa « répression » de la rue « digne du monde d’Orwell », ce qu’elle estime être la complicité entre Macronie, LR, RN face à la mise à mal des services publics ou encore une injustice sociale et économique au « service du Medef » : il s’agissait de souligner que la seule vraie alternative, « c’est nous » et, pas plus que les LR, le RN n’est une voie pour la classe populaire.

L’enseignante en lettres modernes qu’est Andrée Taurinya finissait son intervention en clamant Hugo : « Ceux qui vivent ce sont ceux qui luttent alors vivons et luttons ». La perspective des mobilisations à venir sur les retraites, avec déjà une marche organisée à Paris le 21 janvier (jour anniversaire de l’exécution de Louis XVI, comme l’a par ailleurs souligné Andrée Taurinya) est clairement au programme et aura occupé aussi une bonne partie du show d’une heure mené par l’aisance de Jean-Luc Mélenchon et sa voix de centaure. Pas forcément entièrement écrit d’avance puisque le « paratonnerre de tous nos ennemis » sera, par exemple, revenu sur le contexte de la grève de GRDF visitée l’après-midi même, l’assignation en justice d’un de ses protagonistes. Une lutte « juste » de 5 semaines dont la dévotion lui a rechargé « les batteries à mort ».

Certes, les poings étaient levés : ce n’est cependant pas l’Internationale mais La Marseillaise, qui était entonnée pour finir, drapeaux de la France et de la Nupes dans l’assistance d’où des membres de cette dernière comme Laëtitia Copin sont venus pour monter sur scène…

*Photos transmises par Andrée Taurinya et LFI.

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