L'actualité de Saint-Étienne et sa région
S'inscrire à la Newsletter
S'inscrire à la Newsletter

Réhabilitation du prieuré de Chamalières-sur-Loire

• Publication partenaire
0
1105 vues

Témoignage de l’architecture bénédictine, l’ensemble prieural de Chamalières-sur-Loire a été édifié au Xe siècle. Sa restauration à l’identique, portée par la municipalité, a reçu le concours du Crédit Agricole Loire Haute-Loire, qui a soutenu en 2017 la réalisation d’un jardin médiéval et d’un cheminement muséographique. Ce projet a permis de conforter la dimension touristique de la commune, la plaçant au cœur de la dynamique du chemin de Saint-Jacques-De-Compostelle, entre Cluny et Le Puy-en-Velay.

Le prieuré Saint-Gilles de Chamalières-sur-Loire © Laurence Tissier

Le prieuré roman Saint-Gilles de Chamalières, un haut lieu de pèlerinage

Vers 927, à la suite d’une donation à l’église du Puy, l’évêque Gotescalc, premier pèlerin français connu du chemin de Saint-Jacques de Compostelle, concéda la terre de Chamalières à l’abbaye Saint-Chaffre du Monastier.  Vers 943, son abbé, Dalmas de Beaumont, rapporta de Saint-Gilles du Gard la relique de saint Gilles et un Saint Clou de la Croix. Il les déposa à Chamalières où il fonda officiellement le prieuré Saint-Gilles de Chamalières qu’il plaça sous la règle de Saint-Benoît. 

La présence de reliques, et les nombreuses donations qui s’ensuivirent, contribuèrent largement à l’essor du site. Les moines bénédictins surent promouvoir une destination qui attirait de nombreux pèlerins. Des processions avaient lieu régulièrement. Elles étaient l’occasion de montrer les reliques, dans l’église notamment. En témoigne son architecture particulière qui permettait aux pèlerins de faire le tour du chœur en saluant les autels des quatre chapelles rayonnantes de l’abside, dont l’une des particularités est d’être plus large que la nef et les bas-côtés réunis.

En 1082, Adhémar de Monteil, évêque du Puy, donna au prieuré toutes les églises et les chapelles comprises dans un rayon de quinze kilomètres. En 1097, le prieuré comptait 27 moines et le bourg de Chamalières 84 maisons et 104 jardins. Tous deux étaient fortifiés. C’est d’ailleurs à cette l’époque que les moines entreprirent la construction de l’église, un joyau de l’art roman, qui recèle encore aujourd’hui des trésors patrimoniaux : la porte primitive polychrome, un bénitier et des fresques du 12ème siècle, les vestiges du tombeau de l’évêque Etienne de Chalencon, ou encore trente échéas (vases acoustiques) logés dans la voûte du Chœur, qui confèrent à l’église une acoustique exceptionnelle. Après les guerres de religion, le pèlerinage Saint-Gilles de Chamalières déclina. Toutefois, situé sur l’itinéraire historique du pèlerinage de Saint-Jacques de Compostelle entre Cluny et le Puy-en-Velay (GR765), le prieuré de Chamalières-sur-Loire reste encore aujourd’hui une étape incontournable pour les pèlerins, d’autant plus qu’en 2018, la municipalité de Chamalières-sur-Loire procéda à la réhabilitation du jardin du prieuré en lui redonnant son aspect d’antan.

La table d’interprétation du prieuré © Laurence Tissier

La réalisation d’un jardin médiéval et de son espace muséographique

Désormais, le prieuré roman de Chamalières-sur-Loire présente aux visiteurs son église, son bâtiment conventuel, mais également un magnifique jardin médiéval élaboré sur la base de sondages archéologiques et doté d’un espace muséographique original. Les 70 plantes (dont 28 plantes médicinales) sont identifiées sur des supports en lauze. Six sculptures en pierre et verre securit racontent l’histoire du prieuré avec une version anglaise des textes accessible sous forme de QR codes. Une table d’interprétation des matériaux expose une mosaïque des différents types de pierres ayant servi à la construction de l’église.

Conçu par Laetitia Bourgeois-Cornu, médiéviste, et réalisé par Gilles Dodet, paysagiste, le jardin médiéval s’organise autour des vestiges du 12ème siècle révélés en 2018 par les sondages archéologiques de la société Hadès : d’est en ouest, un mur de soutènement, au centre, un grand bassin circulaire, à l’ouest, un rempart de 2,20 m de large, et à l’est, une galerie de circulation. Animées par Jean-Noël Borget, géologue, les six sculptures en pierre et la table d’interprétation sont l’œuvre de Pierre Rousseau. Enfin, la version anglaise des textes des six sculptures a été réalisée gracieusement par Cathy Mac Glynn.

Le budget global de ce jardin médiéval est de 100 000 €. Plusieurs institutions ont participé à son financement : 9000 € au titre de la réserve parlementaire de Gérard Roche, 50 000 € au titre du programme européen Leader du Velay et 20 000 € au titre du mécénat du Crédit Agricole Loire Haute-Loire et de la Fondation du Crédit Agricole Pays de France. Cette dernière institution a également accompagné auprès du grand public la promotion de cette réhabilitation patrimoniale via ses divers supports de communication.

Aujourd’hui, le jardin médiéval du prieuré roman Saint-Gilles de Chamalières est intégré dans le pack touristique de l’Agglomération du Puy et reçoit, toute l’année, de nombreux visiteurs.

Le jardin médiéval du prieuré © Laurence Tissier

Retrouvez dans la brochure ci-dessous les 41 lieux remarquables du patrimoine de la Loire et de la Haute-Loire mis en valeur grâce au soutien du Crédit Agricole Loire Haute-Loire et de la Fondation Crédit Agricole Pays de France :

Acteurs du Patrimoine – Loire Haute-Loire
Partagez
Signaler une erreur

    Signaler une erreur
    J'accepte de transmettre les informations personnelles saisies ci-dessus afin que mon signalement soit traité par IF MEDIA.

    Laisser un commentaire
    Sur Android
    Sur iOS