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dimanche 26 mai 2024
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Vélivert : la métropole compte passer de 300 à 1 000 vélos

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Lors du dernier conseil métropolitain, la gouvernance a commencé à faire voter les premières moutures du nouveau système Vélivert. Des changements qui devraient prendre effet dès le 1er juin, et qui se veulent plus ambitieux.

Des Vélivert stéphanois © NB / IF Saint-Etienne

Jeudi 23 mars dernier, lors du conseil métropolitain, le vice-président chargé des transports et de la mobilité, Luc François, a présenté les contours encore relativement confidentiels du nouveau système Vélivert. Des délibérations concernant les conditions générales d’utilisation et la tarification de ce système ont été approuvées lors de cette séance. Lors du prochain conseil métropolitain, au mois de mai, d’autres points seront soumis au vote du conseil. Un système qui devrait être effectif dès le 1er juin et qui porte une double ambition.

Relier davantage les territoires

Cela fait plus d’un an que la métropole travaille sur ce nouveau système. « Le nouveau service correspondra à l’ancien, c’est-à-dire que le type d’exploitation sera aussi une régie, a précisé Luc François lorsque ce point a été abordé. A ce titre-là, nous devons préparer la mise en place de cette nouvelle régie. Pour l’instant, on a un peu plus de 300 vélos qui sont en exploitation, et qui sont des vélos mécaniques basés sur la ville de Saint-Etienne. Ce qu’on propose dans ce projet, c’est de le rendre métropolitain ». Ainsi, la métropole a voulu étendre ce service à plus de 20 communes, là où seule Saint-Etienne le proposait jusqu’alors. Ces territoires ont été auparavant identifiés comme étant générateurs de déplacements. En effet, le vice-président chargé des transports explique que « pour éviter les interprétations, nous avons demandé à l’agence d’urbanisme Epures de découper notre métropole en carrés de 400 mètres de côté, et d’identifier, par une notation mathématique, les générateurs de déplacements et donc de noter ces carrés. C’est comme ça que cela a été fait, pas à la tête du client ou sur la volonté du maire ».

« On transforme le service Vélivert, centré sur la ville de Saint-Etienne et sur des vélos mécaniques, en un système tout électrique sur la métropole »


Luc François, vice-président chargé des transports et de la mobilité à Saint-Etienne Métropole.

Coup de pédale

Depuis, la métropole est en contact avec les maires des communes qui ont été retenues, dans le but de négocier et d’adapter l’implantation de chaque station qu’il va falloir relier à l’électricité. Car c’est là le deuxième axe de ce nouveau système. Tous les vélos seront à assistance électrique. « C’était aussi une difficulté, Saint-Etienne est une ville aux sept collines et dans la métropole, rien n’est plat. On se rend compte que le vélo à assistance électrique peut devenir un outil de mobilité du quotidien. Donc on transforme le service Vélivert, centré sur la ville de Saint-Etienne et sur des vélos mécaniques, en un système tout électrique sur la métropole ». Le système actuel passerait ainsi de 300 à 1 000 vélos dans un premier temps, et de 30 à plus de 100 stations. Sur la seule ville de Saint-Etienne, cela implique de doubler le nombre de stations existantes. « On a pris des vélos qui sont à l’image de la métropole, modernes, numériques, connectés, avec des outils qui permettront aux gens de rester connectés pendant leur trajet », a indiqué Luc François alors que le mystère sur les vélos n’a toujours pas été levé. Quant à la politique de tarification, elle a été basée sur plusieurs études.

A quel prix ?

Pour des questions d’assurance, l’utilisation de ces vélos sera accessible à partir de 16 ans. La métropole a prévu qu’un trajet de 30 minutes coûte 50 centimes à son utilisateur. Ensuite, chaque minute supplémentaire sera facturée 10 centimes. Un pass 24 heures coûtera 2 euros, avec toujours les mêmes tarifs en cas de dépassement. Pour un week-end, ce sera 3 euros. Un abonnement annuel sera disponible au prix de 30 euros, avec toujours 30 minutes par trajet et les détenteurs d’un abonnement à la Stas ne payeront que 10 euros supplémentaires par an. « Nous nous sommes basés sur des expériences de territoires pour voir quelle était la durée moyenne des trajets, rapporte Luc François. Nationalement, la durée moyenne d’un trajet se situe entre 22 et 23 minutes. Et sur les métropoles qui sont passées à des vélos électriques, elle est ramenée à 16 ou 17 minutes. Donc il n’y avait aucune raison de pousser la gratuité à 45 minutes ». Et d’ajouter que l’utilisateur qui voudra faire de la longue distance n’aura qu’à faire un passage dans une station au bout de 30 minutes. Enfin, la métropole a souhaité également rendre la location longue durée possible. « On a adapté le système sans possibilité de le dévoyer. Il est proposé un tarif de 50 euros par mois pour trois mois, renouvelable deux fois, limité à un foyer. Après, il sera possible de se tourner vers de la location longue durée de partenaires locaux ou d’acheter son propre vélo ».

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