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Le pétunia communique en interne : un chercheur stéphanois met en évidence le mécanisme

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Yeux chastes chastes s’abstenir : voici des organes reproducteurs de Petunia hybrida d’où part la molécule communicative. Illustration transmise par l’UJM

« Le pétunia est la plante à massif la plus connue et utilisée dans le monde pour sa diversité de couleurs, de morphologies et de senteurs. C’est également un modèle d’étude important utilisé par les scientifiques notamment pour étudier la biosynthèse des parfums, les mécanismes de transport permettant leur émission ainsi que leur rôle écologique de communication chez les plantes », contextualise l’Université Jean-Monnet (UJM). L’établissement stéphanois a la fierté de mettre en avant le résultat d’une recherche issue d’un de ses laboratoires en collaboration avec d’autres implantés aux Etats-Unis.  

Publiée dans Science

Un chercheur stéphanois du Laboratoire de biotechnologies végétales appliquées aux plantes aromatiques et médicinales (LBVpam UJM/CNRS qui avait déjà fait parler mais sur les roses), Benoît Boachon, vient en effet de participer à l’identification du premier récepteur d’une molécule volatile impliquée dans la communication entre organes floraux chez le pétunia. Cette étude, dirigée par le Pr. Natalia Dudareva (Université Purdue, Etats-Unis) en collaboration donc avec le Docteur Benoît Boachon et le Pr. Nitzan Shabek (Université de Californie Davis, Etats-Unis), a été publiée le 22 mars dans la prestigieuse revue internationale Science. Car elle décrit pour la première fois le mécanisme de perception et de signalisation d’une molécule volatile permettant la communication entre organes floraux chez le pétunia.

Une récidive : en 2019, Benoît Boachon, sous la direction du Pr. Dudareva avait déjà publié dans la renommée revue Nature Chemical Biology la description d’un phénomène jusqu’alors inconnu de transport de molécules volatiles entre organes floraux chez le pétunia, la fumigation naturelle. Elle a incité à aller plus loin avec donc cette nouvelle découverte qui montre « comment certaines plantes peuvent ainsi utiliser des molécules volatiles non seulement pour interagir avec leur environnement mais aussi afin que leurs organes communiquent entre eux ».

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