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jeudi 29 février 2024
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La marque Casino va-t-elle se réduire comme peau de chagrin ?

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Le siège de Casino à Saint-Etienne : pour toujours ? ©If Média / Xavier Alix

Saint-Etienne et la Loire en seraient inconsolables. Même si les promesses du potentiel vendeur, martelées depuis le début, et des potentiels acheteurs de conditionner toutes négociations au maintien des emplois – ce qui reste l’essentiel – se veulent socialement rassurantes. Mais quel sens aurait un siège social d’un tel calibre à Saint-Etienne si Casino devait aller beaucoup plus loin dans ses ventes d’hypers et supermarchés tels que déjà actées cette année ? Au milieu de sa tempête financière, des négociations de rachat boursière, d’une érosion terriblement tenace de ses ventes en France, il avait déjà été annoncé ce printemps qu’une dizaine d’hypers (sur une soixantaine), celui de Firminy par exemple, passait sous le contrôle des Mousquetaires et 47 supermarchés (sur 424) aussi. Avant une autre vague de cessions, « optionnelle », portant potentiellement le nombre total de ventes à 119 à terme.

Casino confirme avoir reçu des offres

Selon nos confrères de la La Lettre (ex Lettre A) – site d’enquêtes sur la politique, l’économie et les médias, par ailleurs accusé en juin de diffamation par Casino –, un duo Auchan-Intermarché a déposé mercredi une offre commune pour reprendre la branche super et hypermarchés de Casino ainsi que l’ensemble de sa logistique. Selon les informations de La Lettre, après que Casino ait missionné la banque Rothschild pour cette gigantesque vague de vente début novembre, « la plupart des distributeurs, à l’exception de E.Leclerc, ont cherché, et réussi, à s’unir pour proposer une offre de reprise globale de l’ensemble des 50 hypermarchés et 290 supermarchés sous enseigne Casino encore disponibles. Seul Carrefour n’est pas parvenu à trouver de confrère avec lequel s’allier ». Une alliance Lidl / Super U s’ajoutant aux offres, avancée dans un premier temps par La Lettre a été, en revanche, démentie. Leclerc, Carrefour, Aldi auraient, de leurs côtés, déposé des offres partielles. Pour la Lettre A, au sein de Casino, les choses se sont précipitées ces dernières semaines : « La trésorerie est tellement abîmée que c’est maintenant plus de 2 Md€ qui devront être réinvestis ».

Or, le principal acteur de la reprise des actions de Casino, « Daniel Kretinsky – et encore moins ses partenaires Marc Ladreit de Lacharrière (Fimalac) ou encore Jan-Christoph Peters, fondateur du fonds Attestor – n’envisage pas de se saigner pour maintenir l’intégrité du groupe ». Dans un énième communiqué financier, paru hier dans la soirée, le groupe Casino, à la suite des « rumeurs dont la presse se fait écho » confirme avoir reçu « des offres préliminaires indicatives de la part de plusieurs acquéreurs, portant sur des périmètres différents d’hypermarchés et supermarchés ». Dans le contexte « du processus compétitif en cours et afin de protéger ses intérêts légitimes », le groupe ne donnera pas de détails sur le contenu des offres en cours d’examen. Il est précisé que « toute opération de cession devra être préalablement approuvée par le consortium (EP Equity Investment III s.à.r.l, Fimalac et Trinity Investments Designated Activity Company) conformément à l’accord de lock-up en date du 5 octobre 2023»

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