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jeudi 25 juillet 2024
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Saint-Etienne : pourquoi l’œuvre de OakOak sur l’ascenseur du Crêt de Roc va disparaître

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Cret de Roc
L’ascenseur du Cret de Roc ravait été revu par l’artiste OakOak.

La Ville de Saint-Etienne l’avait commandée au « street artiste » stéphanois OakOak dans le cadre de la dernière Biennale du design, la 12e édition mais la première à s’étaler d’avril à fin juillet. Elle a longtemps envisagé de la rendre permanente. L’ascenseur du Crêt de Roc permet après, avoir emprunté une passerelle, de relier à la colline éponyme le centre-ville en débouchant sur la place de l’Attache-aux-Bœufs sans passer par les montées et escaliers. Qu’on aime ou qu’on n’aime pas, l’ascenseur fait partie du patrimoine architectural de Saint-Etienne et ne manque pas d’utilité, en particulier pour la partie de la population qui a plus de mal à se déplacer. Son aspect était cependant plutôt sévère et triste, certains Stéphanois ou Ligériens la qualifiant de « gélule » verte.

L’ascenseur devenu toilettes sauvages

Pour faire passer la pilule, OakOak avait eu l’idée de lui donner l’aspect d’une fusée via un collage, sorte de sticker géant, « résistant et réversible ». L’œuvre était en place depuis fin mars et avait suscité, jusqu’au début de l’été, davantage d’enthousiasme que d’oppositions, en particulier sur les réseaux sociaux. Mais petit à petit, puis plus systématiquement selon la municipalité, des habitués se sont plaints d’une trop grande perte de luminosité et d’une hausse très forte des incivilités : des individus malveillants, davantage cachés, feraient de l’ascenseur leurs toilettes de prédilection, plus qu’avant… De quoi pousser la Ville à y envoyer des agents le nettoyer, de manière inédite, dit-elle, deux fois par jour alors qu’ils y passaient déjà quotidiennement. « Mais forcément, un usager peut arriver après le 2e passage et après que quelqu’un ayant de nouveau souillé les lieux », explique la Ville qui s’est donc résolue à retirer l’œuvre.     

Repoussé en raison de températures trop basses, le démontage, qui exige de caler les agendas de chaque partie, d’avertir les usagers, et de prendre des arrêtés sur le stationnement, devait avoir lieu mi-décembre. Il est donc projeté pour fin mars-début avril et l’ascenseur va reprendre son aspect précédent. Mais, « nous ne renonçons pas à améliorer son esthétique comme celle de la passerelle et des environs, qui méritent d’être davantage valorisés », souligne Fanny Rivey, conseillère municipale déléguée en charge du dossier. En attendant, les horaires de l’ascenseur, jusque-là fluctuants et jugé fermé trop tôt, ont été élargis et fixés : 6 h/minuit.  

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