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Les avocats stéphanois rendent hommage à leur consœur Ebru Timtik

• 8 septembre 2020 • Nicolas Bros
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Ils étaient une trentaine d’avocats réunis ce lundi 7 septembre, dans le jardin de la Maison des avocats de Saint-Étienne, rue de la résistance, autour de Solange Viallard-Valezy, Bâtonnier de l’Ordre des Avocats de Saint-Étienne. Un rassemblement pour rendre hommage à Ebru Timtik, avocate turque de 42 ans décédée fin août après huit mois de grève de la faim.

Les avocats stéphanois se sont réunis dans le jardin de la Maison des avocats à Saint-Étienne pour une minute de silence en l’honneur de leur consœur turque Ebru Timtik © DR

« Elle est morte, après 238 jours de grève de la faim, assassinée, dans le silence coupable de gouvernants, tant de l’Europe, que du reste du monde. » Voilà comment Solange Viallard-Valezy a ouvert la lecture d’une lettre ouverte conjointe à la minute de silence observée par les avocats stéphanois en hommage à leur consœur Ebru Timtik, décédée le 27 août dernier à 42 ans, après 238 jours de grève de la faim. « Elle avait été condamnée, sans avoir bénéficié d’un procès équitable, à plus de 13 ans de prison pour « appartenance à un groupe terroriste », en réalité pour avoir défendu ses clients, poursuit Madame le Bâtonnier. Elle est morte pour avoir voulu réclamer justice, convaincue de l’écoute et du soutien des pays démocratiques. » Les avocats ont également voulu par ce rassemblement, conjoint dans de nombreuses villes de France, alerter l’opinion publique sur les cas de Nasrine Sotoudeh, avocate iranienne hospitalisée en état critique et en grève de la faim depuis 20 jours et Aytac Unsal, avocat turc, qui vient d’être libéré de prison par la cour suprême turque après 213 jours de grève de la faim.

Faire respecter les droits fondamentaux

Madame le Bâtonnier a conclu sa lettre par ces termes : « Les Barreaux et les avocats continueront inlassablement à se battre pour faire respecter les droits fondamentaux, ici et partout, la parole de la Défense libre et indépendante, à réclamer la libération de confrères et consœurs injustement condamnés et incarcérés, pour avoir fait leur devoir, tels Nasrine SOTOUDEH en Iran, et de nombreux autres. Nous ne nous tairons plus, le silence est coupable. »

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