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100 ans de la radio : les voix ligériennes racontent leurs pires et leurs meilleurs souvenirs

• Julie Tadduni
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Un siècle et pas une ride, même si elle a du évoluer et s’adapter. À l’occasion du centenaire de la radio, la rédaction de If Saint-Étienne a interrogé les voix qui occupent les ondes de la Loire.

Leurs voix vous accompagnent au réveil, en voiture, sur la route des vacances, en allant au travail… Cette semaine, la radio fête son centenaire. Pour l’occasion, nous avons donné la parole à ceux qui la font au quotidien, près de chez vous. Un média qui garde toujours cette proximité toute particulière avec son public. « Mon père écoutait beaucoup la radio, bien plus que la télévision, et dès le matin, se souvient Frédéric Prou, journaliste sur Chérie FM Saint-Etienne. Je n’étais pas très bon élève et un professeur m’a demandé ce que je voulais faire plus tard. J’ai répondu un peu comme cela venait ‘de la radio’. Ce professeur avait un ami journaliste radio et m’a donc trouvé un petit stage. J’ai tout de suite eu un coup de cœur. Les mercredis et les week-ends, je n’allais pas jouer au foot, je préférais aller faire de la radio. »

Au-delà de l’immédiateté, ce qui m’a plu c’est que c’est de l’ordre de l’intimité

Véronique Narboux, France Bleu Saint-Etienne Loire

Car au fil du temps, des radios pirates aux radios libres, le média a su créer un rapport presque charnel avec son public. « Au-delà de l’immédiateté, ce qui m’a plu c’est que c’est de l’ordre de l’intimité, raconte Véronique Narboux, rédactrice en chef de France Bleu Saint-Étienne Loire. Quand on est concentré sur la voix, on fait passer un panel d’émotions colossal, et aujourd’hui encore, j’adore ça. » Un murmure permanent qui s’invite partout. « Je trouve que la radio, c’est la magie, l’imaginaire, énonce Philippe Louat, journaliste de la matinale de RCF. Les gens se réveillent et se brossent les dents avec moi.»

Les gens se réveillent et se brossent les dents avec moi.

Philippe Louat, RCF Saint-Etienne

Des cassettes à bande aux Podcasts

Tous ont connu l’incroyable évolution de la radio au fil des années, et avec elle, ont vu leur métier changer. « J’ai connu la fin des magnétos, les cassettes à bandes, poursuit Frédéric Prou. Il y avait ce côté artisanal qui me manque un peu parfois, lorsque l’on coupait la bande et qu’on la scotchait. Aujourd’hui tout est numérique. Le journalisme de manière général a été complètement bouleversé par l’informatique. »

Si elle a donc perdu de son côté artisanal, c’est parce que la radio a su prendre le virage de la modernité, notamment grâce à la création de Podcasts. « Le panel d’offre en radio s’est beaucoup développé, et propose beaucoup d’univers différents aux auditeurs, explique Véronique Narboux. Ce qui m’intéresse c’est de raisonner audio plutôt que radio, et avec l’arrivée des Podcasts, on voit bien que le produit avec de la voix ne sera jamais ringard. De plus, le public qui les consomme est plutôt jeune, c’est la preuve qu’il y a de l’avenir. ».

De leurs meilleurs souvenirs… aux moments de solitude

La radio, c’est aussi parfois des problèmes techniques, des fous rires à l’antenne, et des moments de grâce. « Mes meilleurs souvenirs, ce sont des rencontres incroyables, qui marquent à vie, se souvient la rédactrice en chef de France Bleu Saint-Étienne Loire. C’est pour cela que je fais ce métier, pour aller à la rencontre de l’autre et vivre des instants d’échange et de partage. Il y a aussi les éclats de rire, quand on écorche un mot, et qui se communiquent aux auditeurs. »

Cela peut aussi être de grands rendez-vous d’information. « Mes meilleurs souvenirs, c’est tous les jours avec le direct, raconte Philippe Louat. C’est le plaisir d’informer, de rendre service. Puis, il y a des moments intenses comme les soirées électorales en direct ».

Un jour, une vache s’est invitée dans le studio.

Frédéric Prou, Chérie FM Saint-Etienne

Et bien sûr, il y a parfois des aléas, surtout quand on fait du direct. « J’ai trouvé mon premier job dans les années 90, près de Besançon. Quand je suis arrivé, j’ai découvert que le studio était installé dans une ferme, au milieu des champs. Un jour, une vache s’est invitée dans le studio. » Pour Véronique Narboux, c’était un reportage réalisé le jour de Noël, qui ne s’est pas passé comme prévu. « J’étais en reportage pour France Bleu Vaucluse dans le Colorado provençal, pour un sujet sur les légionnaires qui font des crèches représentant les pays du monde dans lesquels ils sont allés en mission. Le seul autorisé à me répondre était un légionnaire espagnol, bègue et très timide. Sur 12 minutes d’interview, je n’ai pu conserver que sept secondes d’enregistrement. » Et Philippe Louat d’ajouter en riant : « Mon pire souvenir… cela peut être différents problèmes techniques. Mais c’est parfois de me lever chaque matin à 4 heures 30. »


Info bonus :

C’est le groupe NRJ qui est en charge de l’installation du DAB+ à Saint- Étienne, le successeur numérique de la FM, qui permettra d’écouter gratuitement la radio sans connexion, depuis un mobile. La finalisation de son installation est prévue pour la fin de l’année.

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