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AVF : un nouveau local pour accueillir le changement de vie

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Longtemps exclusivement consacrée au changement de ville, l’association Accueil des villes françaises accompagne également le changement vie. Fraîchement déménagée rue de la Résistance, l’antenne stéphanoise ne manque pas d’idées pour casser la solitude et recréer du lien.

AVF
Jacqueline Febbraro, présidente de l’AVF Saint-Étienne, et Claudie Dufour, ancienne présidente désormais chargée de mission. ©JT

Auparavant située dans les étages au-dessus de l’Office de tourisme, l’association Accueil des villes françaises de Saint-Étienne vient de déménager, au 7 rue de la Résistance. « Nous occupions ce local depuis 11 ans. En mars, la personne en charge de l’immobilier à la mairie m’a informée de leur intention de récupérer ces locaux, pour agrandir l’Office de tourisme, explique Jacqueline Febbraro, présidente de l’association. Comme la mairie n’a pas été en mesure de nous trouver des locaux qui nous convenaient, nous avons trouver ce local vacant, un peu par hasard, en passant devant ». Seulement le loyer reste trop onéreux pour une association. Et si cette dernière pourra tenir une année sans aide, sa présidente a fait une demande de subvention pour pouvoir rester dans ce local qui a pignon sur rue.

Étendre le champ des possibles

Mais en dehors des problématiques financières qu’il est susceptible de poser à l’association, Jacqueline Febbraro voit ce changement d’adresse d’un bon œil. « Le bas de la rue de la Résistance est très central. L’Office de Tourisme ferme le lundi ainsi que pendant la pause déjeuner, et ferme ses portes à 18 heures. Nous étions dépendants de ce rythme. Aujourd’hui, ce n’est plus le cas donc nous pouvons profiter de cet accès 24 heures sur 24 pour, pourquoi pas, organiser des apéritifs, etc. » L’association organise des activités chaque jour de la semaine sur place, ainsi qu’une sortie une fois par mois. Par exemple, la prochaine se déroulera au Château de la Roche. Et pas besoin d’être un nouvel arrivant dans la ville pour adhérer.

Casser la solitude

« Nous avons généralement, dans nos adhérents, des personnes à la retraite qui sont là depuis longtemps, indique Jacqueline Febbraro. Mais nous avons aidé des jeunes également, qui arrivent dans la ville sans y connaître personne, ou se retrouvent isolés après un décès ou une séparation. On leur sert de tremplin. Nous avons une nouvelle inscrite qui cherche du travail dans la petite enfance. Nous l’avons orientée et le lendemain, elle n’a pas pu venir à l’association car elle avait trouvé un CDD. Même si on ne sert qu’à ça, c’est déjà ça ! ». Pour pouvoir adhérer à AVF, il suffit de s’acquitter d’une cotisation annuelle de 45 euros.

Les nouveaux locaux d’AVF, rue de la Résistance. ©JT

Un coup de pouce

En parallèle, l’association aide les nouveaux arrivants à s’y retrouver. « Nous avons eu des familles par exemple, qui venaient s’installer et cherchaient à savoir quels quartiers privilégier, etc, explique Claudie Dufour, ancienne présidente et chargée de mission de l’AVF. On y trouve une grande satisfaction. Nous sommes ouverts à tous, nouveaux arrivants ou pas. Le principe est juste de ne pas rester seul ». Un sentiment qu’a connu Jacqueline Febbraro à son arrivée à Saint-Étienne en 2008. Veuve, elle a emménagé pour se rapprocher de son fils et s’est retrouvée dans une ville qu’elle ne connaissait pas, peuplée de gens qu’elle ne connaissait pas. « C’est une voisine qui m’a parlé de l’association. J’y suis allée, et voilà ! On se connaît tous ici, c’est un peu ça l’esprit de l’AVF ». Toutefois, elle souhaiterait passer le relais à l’un des bénévoles à terme, et les nouveaux sont également bienvenus s’ils souhaitent s’investir.

Encore des idées reçues

Et les présidentes actuelle et précédente constatent que les clichés sur Saint-Étienne ont toujours la vie dure. « Parfois, les nouveaux arrivants ont une image de la ville qui date d’il y a cinquante ans, regrette Claudie Dufour. Ils pensent que c’est une ville noire. Quant aux Stéphanois, ils ne sont pas de bons ambassadeurs pour leur ville. Certains pensent que le design, ce n’est pas pour eux, c’est trop élitiste. Alors que cela s’adresse à tout le monde. » Jacqueline Febbraro a également rencontré une personne lui expliqant qu’il n’y avait rien à faire à Saint-Étienne, que l’offre culturelle y était inexistante. « Je lui ai fait une liste interminable de tout ce qu’il y avait en la matière ! » conclut-elle, convaincue et déterminée.

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