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En octobre, la Loire passe au rose

• 16 octobre 2020 • Nicolas Bros
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Vous connaissez Octobre Rose ? C’est une campagne de sensibilisation au fléau du cancer du sein, menée nationalement par la Ligue contre le cancer. Dans le 42, le Comité de la Loire de la Ligue contre le cancer mène le bal de cette opération. Nous en avons parlé avec le docteur Jérôme Jaubert, son président.

Les fontaines de la place Jean-Jaurès resteront colorées en rose tout le mois d’octobre © NB / If Média

Depuis quand existe la campagne de sensibilisation Octobre Rose ? Quelles sont les actions sur le territoire ligérien et stéphanois ?

Cela existe depuis plusieurs années. Ici, à Saint-Étienne, la municipalité a été extrêmement compréhensive et donc, en soutien, elle a mis en place l’illumination en rose de nombreux monuments comme la mairie ou encore la coloration des fontaines. On sensibilise aussi de véhicules de communication comme les équipes de l’ASSE masculine et féminine. Les commerçants de Roanne ont mis en place aussi des vitrines roses en soutien à octobre rose. La Sainté Rose, dont le trail a été annulé pour cause de Covid, perdure à travers un challenge connecté* qui propose d’acheter un tee-shirt pour apporter son soutien à la cause. Nous avons également mis en place le « bra challenge », qui propose aux femmes de se prendre en selfie le bras en l’air et de brandir un soutien-gorge et qui peuvent la poster sur les réseaux sociaux avec le hashtag #hautslesseins. Enfin, il y a une course virtuelle Plus Vite que le Cancer, un peu différente de la Sainté Rose, organisée au niveau nationale et qui se déroulera les 24 et 25 octobre.

1 femme sur 9 a fait ou fera un cancer du sein. C’est un véritable problème de santé publique.

Dr Jérôme Jaubert, président du comité Loire de la Ligue contre le cancer

L’objectif de cette campagne est d’avoir un retentissement le plus large possible à propos du combat contre le cancer du sein ?

Oui, c’est aller le plus loin possible dans le tissu social et socio-économique pour sensibiliser les gens à cette maladie. L’idée est aussi de mettre en avant la prévention et le dépistage. Pour nous, cela est vraiment très important. Aller se faire dépister, cela signifie d’aller se faire examiner les seins par un professionnel de santé tous les ans et effectuer une mammographie tous les deux ans. L’auto-palpation est nécessaire mais ne suffit pas. C’est primordial car un cancer du sein dépisté tôt, est en général de plus petite taille, nécessite donc moins de chimio et des traitements moins lourds, avec un meilleur pronostic. Il ne faut pas oublier qu’actuellement 1 femme sur 9 a fait ou fera un cancer du sein. C’est un véritable problème de santé publique. Actuellement, le cancer du sein reste la première cause de décès par cancer chez la femme. Il faut rappeler également que l’alcool fait partie des facteurs promoteur du cancer du sein. Malheureusement, le cancer du poumon gagne aussi du terrain et il est possible que ce dernier rattrape le cancer du sein en terme de mortalité. Mais pour être un peu plus positif, d’une manière générale, on observe une baisse de la mortalité à cause du cancer du sein depuis une dizaine d’années.

En cette période de Covid-19, il ne faut pas oublier les autres pathologies comme l’a rappelé Axel Kahn, président de la Ligue nationale contre le cancer ?

D’une manière générale, il ne faut pas oublier toutes les autres pathologies. Ce que l’on sait, c’est qu’entre mars et juin 2020, c’est que les fréquence de consultation ont diminué et on a diagnostiqué moitié moins de cancers du sein. On se demande où sont ces femmes ? Ce n’est pas parce qu’elles ne sont pas venues qu’elles n’ont pas de tumeur… Notre préoccupation c’est que pour ces dames qui ont négligé ce problème, on risque d’observer un retard de diagnostic avec des tumeurs qui seront donc un peu plus agressives. C’est pour cela que l’on recommande aux femmes de ne pas abandonner les règles de surveillance. Par contre, je pense que pour les personnes qui étaient déjà en traitement au moment de l’arrivée du confinement, il n’y a pas eu de suspension de ce dernier. Le problème va venir des nouvelles patientes.

Il ne faut pas que la Covid occulte le reste des problèmes de santé.

Dr. Jérôme Jaubert, président du comité Loire de la Ligue contre le cancer

Vous appelez donc les personnes à se faire dépister et soigner sans attendre ?

Il faut absolument que les gens aillent dans les établissements de santé sans crainte. Le vrai problème est que les gens se disent « voilà, on a d’autres stress » et cela bloque un peu sur la surveillance de la santé en général. Il ne faut pas que la Covid occulte le reste des problèmes de santé.

Plus d’infos sur la Ligue contre le cancer et sur Octobre Rose ici

[BRA CHALLENGE] Les salariées du Comité se sont mobilisées pour Octobre Rose en participant au Bra Challenge 💟👉 Le…

Publiée par La Ligue contre le cancer – comité de la Loire (42) sur Jeudi 15 octobre 2020

*Les bénéfices sont reversés à La Ligue contre le cancer et utilisés pour accompagner des patients de la région stéphanoise pour des soins de support, notamment l’activité physique adaptée.

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