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L’Arena doit placer le Saint-Chamond Basket dans le haut du panier

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La nouvelle salle omnisports métropolitaine continue à prendre forme à La Varizelle, à l’entrée ouest de la cité couramiaude. L’équipement sera livré dans les temps en avril 2022. Propriété de Saint-Etienne Métropole, l’Arena aura pour club résident le Saint-Chamond Basket Vallée du Gier qui doit profiter de cet outil pour transformer ses ambitions de long terme en réalité. Une visite de chantier a eu lieu.

L’intérieur de la salle principale de 4 200 places. Tout y sera fait pour favoriser le spectacle. ©If Media/Xavier Alix

Pour d’éventuels play-offs en mai, ce sera trop juste. Mais le Saint-Chamond Basket Vallée du Gier (SCBVG)  pourra profiter pleinement et à coup sûr de l’Arena la saison prochaine. Mais avant cela, elle l’inaugurera avec un grand match de gala dès fin mai, sinon en juin. Avec son partenaire prestigieux qu’est le club de Tony Parker, l’Asvel ? « A voir mais pourquoi pas », répond Serge Richier avec le sourire, vice-président du SCBVG.

Une inauguration de l’Arena avec l’équipe de France ?

Mais, ajoute-t-il, « on pense aussi à l’équipe de France. Le calendrier est favorable et on est en train de sonder la fédération. » Cela n’a pas bougé depuis les dernières nouvelles données en juillet : la construction de l’Arena ne souffre d’aucun retard. La salle omnisports métropolitaine sera bien livrée fin avril, comme prévu, après un et demi de travaux. « Nous serons dans les temps, c’est certain, assurent son architecte Nicolas Chabanne et son associé Maxime Vérot. Les pénuries ? Ici, il n’y a aucun souci. Vinci a parfaitement anticipé les approvisionnements. »

C’est en effet à l’une des filiales du géant Vinci, Citinea qu’a été confié le chantier de l’Arena. 31 M€ sont ici investis par les collectivités (10 par Métropole, 10 par la Région dont 5 de l’Etat via le plan de relance, 8 par le Département, 3 par la Ville) dans ces 9 600 m2 d’une capacité maximale de 4 200 places pour sa salle principale (+ 300 dans une salle secondaire). Une somme qui intègre le contrat d’entretien-gestion du bâtiment pour 8 ans à Dalkia (EDF). Un délégation de service public : le futur équipement sera bien celui de la Métropole.

Un supplément significatif d’attractivité pour la Loire

Vue de l’extérieur. Le Colisée de Rome a inspiré les architectes. ©If Media/Xavier Alix

Si le SCBVG et la Ville de Saint-Chamond ont dû lutter politiquement il y a 4-5 ans pour obtenir la création et l’implantation de cet équipement qui manquait à une agglomération du calibre de Saint-Etienne Métropole, les débats sont clos depuis longtemps. « Ce qui était un projet est devenu un chantier bien avancé », synthétise Hervé Reynaud maire de Saint-Chamond. La première visite de chantier officielle effectuée ce jeudi 28 octobre s’est réalisée en présence des présidents et maires des trois collectivités ligériennes impliquées. Et la Région était représentée par Alexandre Nanchi, son conseiller délégué aux sports.

Qu’il s’agisse de ce dernier, de Gaël Perdriau, maire de Saint-Etienne et président de Saint-Etienne Métropole, d’Hervé Reynaud, son 1er vice-président, de Georges Ziegler, président du Département, ou encore des dirigeants du club, tous ont souligné le supplément significatif d’attractivité du nouveau bâtiment à l’échelle de leurs territoires. De l’équilibre, aussi, qu’il apporte en termes de grands équipements sur la métropole stéphanoise dont la ville centre ne doit pas capter tous les investissements stratégiques.

L’équipement enrichit l’offre évènementielle de Métropole

Car si l’Arena sera pour son club résident un écrin taillé à la mesure de ses ambitions, c’est-à-dire la Pro A, celle-ci pourra aussi accueillir les grands rendez-vous d’autres clubs de sport en salle. Comme le handball ou le volley. D’autre part, elle enrichit les capacités de l’offre évènementielle de Saint-Etienne Métropole dans un contexte sportif ou non.

L’équipement promet un spectacle tout public, ici une projection architecturale. ©Chabanne/Yam Studio

Quoi qu’il en soit, avec cet équipement, Gaël Perdriau promet « du spectacle ». « Nous avons bien fait les choses. La conception est faite pour favoriser le spectacle autour du match en soi avec des moyens techniques impressionnants. Cela viendra compléter Geoffroy-Guichard dans le même état d’esprit. Quand on reçoit des invités, certains nous disent : « vous savez moi, le foot… ». On leur répond que l’ambiance à elle seule va leur procurer du plaisir. Ce sera pareil ici. »

L’Arena doit amener des dizaines de nouveaux partenaires

Sur les 4 200 places de la salle principale, 700 seront consacrées à deux salons VIP superposés (200 et 500), bénéficiant d’une vue imprenable sur le parquet via leurs baies vitrées et terrasses. Un des deux salons bénéficiera d’une terrasse extérieure relativement imposante, donnant une vue sur le massif du Pilat. « Par rapport à ce qui se réalise d’habitude dans ce type d’équipements, les palais des sports, cet aspect-là est unique », assure encore Nicolas Chabanne qui avoue que le Colisée de Rome n’est pas étranger à ses dessins. Les sièges seront noirs, les vomitoires (sortie d’accès aux gradins) rouges, un « cluster » central à l’américaine sera suspendu au-dessus du parquet pour donner le score, afficher infos et vidéos.   

Un des deux futurs salons VIP. ©If Media/Xavier Alix

Bref, le SCBVG va bien disposer de l’outil dont il rêvait. Où en est le développement du club de Pro B (la seconde division en basket-ball) qui vise à terme le premier échelon, la Jeep élite ? « Nous avons passé la barre des 2M€ de budget pour cette saison, en légère augmentation malgré le Covid », précise Serge Richier. La pandémie a bien sûr apporté son lot de difficultés. Mais si certains ont dû réduire leur générosité, le nombre des partenaires – 175 aujourd’hui, 300 visés avec l’Arena à terme – a progressé. Depuis juillet, le centre de formation est labellisé, comme espéré. C’était une condition sine qua non en cas de possibilité d’accès à la Jeep élite (ex Pro A).

Le SCBVG devrait créer sa société

La labellisation a aussi permis de lever une obligation imposée aux clubs qui en sont dépourvus de compter sur quatre contrats pro de joueurs de moins de 23 ans. Pas toujours facile à assumer quand il faut jouer des coudes dans une division comme la Pro B. Et il a manqué un peu de muscle et d’expérience au sein de l’effectif du SCBVG l’an dernier qui s’est fait peur sur son maintien. C’est apparemment du passé : la saison a démarré sur deux victoires probantes dont une dans une halle Boulloche enfin pleine à craquer.

Si les 1 300 places de la salle historique du quartier de Fonsala se remplit facilement en dehors de toute pandémie mondiale, le Saint-Chamond basket espère tourner à une affluence de 2 500-3 000 personnes avec l’Arena sur laquelle il aimerait pouvoir appliquer un partenariat naming pour la suite. C’est quoi d’ailleurs la suite ? « Nous sommes l’un des derniers 36 clubs de Pro B et Jeep élite en association. Nous envisageons de créer une société, une SAS par exemple, parallèle, conventionnée avec l’association qui restera, explique Serge Richier. Ce qui nous amène cependant à réfléchir sur l’évolution éventuelle de notre nom. » Voilà un nouveau chantier.

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