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lundi 22 avril 2024
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Depuis la Loire, Gingiten met le bio à la bouche

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En 2018, Charlotte Peyraverney reprenait la société Gingiten, à Saint-Bonnet-les-Oules, et sa gamme de soins pour gencives Ginginat. Depuis, la marque se développe auprès des praticiens, de pharmacies, mais aussi hors de nos frontières…

Charlotte Peyraverney a repris la société en 2018.

« Il ne trouvait pas les bons produits, donc il les a créés », raconte Charlotte Peyraverney. En 2018, cette Stéphanoise d’origine reprenait Gingiten, à Saint-Bonnet-les-Oules. L’entreprise avait été fondée dix ans auparavant sous l’impulsion d’Alain Vervelle, chirurgien-dentiste, implantologue, et parodontologue, passionné de recherche, et qui avait mis au point une formule de bain de bouche et gel dentaire à base d’ingrédients naturels, Ginginat.

Bouche-à-oreille

A 18 ans, Charlotte Peyraverney quitte la région stéphanoise et entame des études en commerce international à Londres. Par la suite, elle décroche un emploi de courtage en assurance VIP, spécialisé dans l’art. Elle choisit ensuite de revenir dans la Loire, et y travaille dans le milieu dentaire. « Il se trouve que mon père lui-même est implantologue et utilisait les produits du docteur Alain Vervelle. C’est par ce biais que je l’ai rencontré ». Lorsqu’en 2018, ce dernier souhaite céder son entreprise et aller s’installer à l’étranger, elle y voit l’opportunité de se lancer. « J’ai donc racheté la structure, seule, et je n’ai rien touché à la recette initiale, la première gamme de 2008 est doublement brevetée et en 2012, le Dr Vervelle et moi-même avons mis au point une gamme Phyto+ ». En 2020, Charlotte Peyraverney lance la troisième gamme de la marque, certifiée bio et vegan.

Une alternative

« J’ai encore plein d’idées pour agrandir les gammes, mais pour l’instant, l’objectif est de bien développer les trois existantes ». Depuis la reprise, Charlotte Peyraverney a aussi mis ses compétences au service du packaging, autrefois moins attractif. « Cela avait été créé par un praticien alors forcément, le packaging contenait surtout beaucoup d’explications. On est resté sur quelque chose de sobre, bien sûr, nous ne sommes pas sur des produits lifestyle, c’est l’efficacité qui nous intéresse avant tout ». La marque se développe donc naturellement auprès des chirurgiens-dentistes, bien que les habitudes puissent parfois être difficiles à changer. « Ils sont de plus en plus à désormais nous contacter directement, car ils sont à la recherche d’une alternative pour leurs patients. Sur Saint-Etienne, nous sommes aussi présents dans pas mal de pharmacies, souvent grâce aux ordonnances des implantologues ».

Hausse de 20 % du chiffre d’affaires

Certains magasins bios proposent également les produits Ginginat. Par ailleurs, la marque s’est bien implantée sur le marché Suisse. Un axe de développement que souhaite encore davantage accentuer la dirigeante. « L’idée est bien sûr aussi d’augmenter notre présence en France, pour atteindre une hausse de 20 % de notre chiffre d’affaires en 2024. L’objectif est de recruter un commercial cette année, pour m’aider à démarcher, car je suis seule pour l’instant ».

Enfin, Charlotte Peyraverney souhaite également travailler la présence digitale de la marque, afin qu’elle soit trouvée plus facilement par un public à la recherche de produits sains pour la bouche. Et pourquoi pas, à terme, faire grincer des dents les grands groupes…

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