Saint-Étienne
lundi 30 janvier 2023
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La Fleur au Fusil : ode au bistrot rue Camille Colard

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Lundi 9 janvier, Benjamin Gagnaire, ancien chef du Solar, a ouvert La Fleur au Fusil, rue Camille Colard à Saint-Etienne. Un restaurant qui propose une cuisine entièrement locale, de bistrot, à laquelle viennent s’ajouter des influences du monde.

Au total, la surface peut accueillir une trentaine de couverts . ©JT/ If Saint-Etienne.

Benjamin Gagnaire avait un rêve. Celui d’installer son propre restaurant, dans un décor de vrai bistrot stéphanois d’autrefois, et de lui redonner une âme. Dans son enfance, ce petit-fils d’armurier raconte qu’il était « toujours fourré dans les bistrots », avec son grand-père. Une ambiance qu’il souhaite insuffler à son restaurant, La Fleur au Fusil, qui a ouvert ses portes lundi 9 janvier, rue Camille Colard. Auparavant chef au Solar, il a quitté le jazz pour mener à bien ce rêve de gosse. « Ça a été une très bonne expérience, explique-t-il. Mais le restaurant manquait de visibilité, il fonctionnait surtout via des réservations tandis qu’ici, il y a tout le temps du passage, les gens s’arrêtent, et cela correspond mieux à notre cuisine ». Tous les jours, le chef propose un menu 100 % végétarien, avec, en supplément, deux suggestions de viandes en supplément. « Ça emmène les gens à manger végétarien, à découvrir que l’on peut faire des plats travaillés et nourrissants, avec une pièce principale dans l’assiette ».

Des influences du monde

Mais La Fleur au Fusil n’est pas seulement une déclaration d’amour aux bistrots à l’ancienne. En effet, de ses études d’anthropologie, Benjamin Gagnaire a gardé une ouverture aux autres cultures, qui passe par la cuisine. « Je pars de la base de la cuisine, celle que l’on apprend à l’école, et j’essaie d’apporter une touche d’un autre pays. La carte est composée à 100 % de produits locaux, au maximum bios ou cultivés en agriculture raisonnée. Ce qui est bien, c’est que beaucoup de producteurs se mettent à cultiver des produits qu’on ne trouvait pas en proximité avant, comme du gingembre ».

On a tout de suite obtenu l’ambiance que l’on voulait, avec un vrai mélange de gens.

Benjamin Gagnaire, chef de La Fleur au Fusil

Bistrot & co

Et dans ce lieu qui date des années 60, avec son zinc à l’ancienne, la mayonnaise prend. « Des clients sont déjà revenus, avec des amis, pour leur faire découvrir. On a tout de suite obtenu l’ambiance que l’on voulait, avec un vrai mélange de gens. Il y a quelques jours, un homme d’une soixantaine d’années a déjeuné au comptoir. Une femme dans la quarantaine a mangé à côté de lui. Ils ne se connaissaient pas en arrivant et ont échangé tout au long du repas. C’est l’esprit que l’on voulait dans ce lieu ». Dans cette aventure, Benjamin, en cuisine, est accompagné de Fanny qui gère la salle. Dans l’ombre, sa compagne, Marion, gère l’aspect administratif du restaurant. La Fleur au Fusil est ouvert dès 10 heures, et jusqu’à 16 heures du lundi au vendredi. Ainsi, le chef explique assurer encore le service pour quelqu’un qui souhaite déjeuner à 14 heures ou 14 heures 30. L’acquisition du lieu et les travaux nécessaires dans la cuisine représentent un investissement de 100 000 euros, et une trentaine de couverts pourra être servie chaque jour.

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