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samedi 13 avril 2024
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Délices de demain : vos gâteaux imprimés en 3D

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Depuis un mois, Corentin et Jocelyn Briard ont créé leur entreprise baptisée Délices de demain, à Montrond-les-Bains. Ces deux ingénieurs de formation y proposent une offre inédite : la fabrication de biscuits imprimés en 3D.

Ils sont frères, et ingénieurs de formation. Il y a quelques semaines, Corentin et Jocelyn Briard se sont pourtant lancés dans l’aventure de la pâtisserie. A Montrond-les-Bains, ils ont fondé Déciles de demain. Une pâtisserie tout sauf traditionnelle, née grâce à l’inventivité d’un candidat de l’émission Qui veut être mon associé, diffusée sur M6.

Des parcours similaires

Avec à peine deux ans qui les séparent, les frères Briard ont suivi une scolarité similaire, avant de tous deux intégrer l’Ecam, école d’ingénieur spécialisée dans la mécanique, la mécatronique, la robotique, l’énergétique, l’électricité, et la gestion de la chaîne logistique. « Mon frère a suivi une filière tournée vers l’énergétique en région parisienne, puis a été embauché dans une entreprise spécialisée dans le chauffage urbain, explique Jocelyn Briard. De mon côté, j’ai fait un cursus généraliste à Lyon, avec un semestre en mécatronique au Vietnam. J’ai consacré ma dernière année au management et à l’administration des entreprises. J’ai ensuite trouvé un emploi comme responsable de l’amélioration continu chez un spécialiste des équipements électroniques. J’ai rapidement évolué sur des postes complémentaires, dont la gestion de l’impression 3D ». C’est ainsi qu’il se familiarise avec la technologie.

La Pâtisserie Numérique

« Je faisais une veille sur le sujet sur LinkedIn, quand je suis tombée sur la Pâtisserie Numérique ». Pour les familiers de l’émission Qui veut être mon associé, sur M6, l’imprimante Patiss3 a été mise au point par Marine Coré-Baillais, fondatrice de la Pâtisserie numérique. Un concept inédit qui utilise la technologie de l’impression en 3D pour créer des fonds de tartes, sucrés ou salés, personnalisable quasiment à l’infini, en petits ou grands formats. Son innovation lui a dernièrement valu un passage dans le programme de M6. Mais bien avant qu’il soit connu des téléspectateurs, Jocelyn Briard le découvre donc sur le réseau social professionnel. « Je suis entré en contact avec eux il y a environ un an, par simple curiosité au départ, pour comprendre comment cela fonctionnait ». S’en suit une visio sur Teams dans laquelle on lui explique que la Pâtisserie Numérique a plutôt vocation à vendre les machines en elles-mêmes, plutôt que les biscuits.

Une offre personnalisée

Les frères décident donc de se lancer. S’ils n’excluent pas une clientèle de particuliers, à laquelle ils proposent des modèles déjà designés, ils s’adressent avant tout aux professionnels. « On vise les traiteurs et restaurateurs pour l’événementiel notamment, les pâtissiers chocolatiers, mais aussi les entreprises qui voudraient avoir leur logo en biscuit pour un événement, explique Jocelyn Briard. L’idée est de miser sur notre force qui est d’avoir tout le bureau d’études en amont puisque nous avons une licence ouverte sur la machine ». Ainsi, les entrepreneurs ont la possibilité de se démarquer avec leurs propres modèles et surtout, en proposant une personnalisation selon les desiderata du client.

35 000 euros d’investissement

L’ambition des frères est d’acquérir rapidement une ou deux imprimantes supplémentaires, afin de réduire leurs coûts de production. La Patiss3 est commercialisée au tarif de 23 000 euros et au total, Jocelyn et Corentin Briard ont investi environ 35 000 euros pour lancer leur affaire, comprenant la mise aux normes du laboratoire et l’acquisition d’un four. « Bien sûr, au départ, on va être plus chers, mais notre offre de prêt à garnir est aussi plus qualitative, plus originale ».  L’appareil de pâtisserie lui, se compose d’une partie solide, mise au point et fournie par la Pâtisserie numérique, ainsi que d’une partie liquide. « Il y a une recette vendue avec la machine bien sûr, mais libre à nous de l’agrémenter selon la demande, avec des herbes dans la pâte, du fromage, tout est possible ». Même d’imprimer des gâteaux depuis la Loire !

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