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Avec One-Station, l’îlot Poste-Weiss est au complet

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Il est livré depuis l’été 2020. Mais pandémie (encore et toujours) oblige, il n’avait pas été possible d’inaugurer One-Station. C’est fait depuis jeudi. La « pierre angulaire » de l’îlot Poste-Weiss, face à la gare de Châteaucreux, à l’architecture ambitieuse, compte 4 300 m2 de bureaux sur les 14 500 d’un ensemble de 26 000 m2 présentant aussi des logements et des commerces.

L’immeuble One-Station vu depuis le parvis de la gare. © If Media/Xavier Alix

Il paraît qu’il est courant de voir des nouveaux venus prendre des photos en sortant de la gare de Châteaucreux. 20 000 personnes y transitent chaque jour. A la sortie du bâtiment, l’architecture osée de l’îlot Post-Weiss s’offre immédiatement à leurs yeux. La municipalité le met en avant : c’est un support de communication pour Saint-Etienne et, au-delà, son agglomération. Un symbole parmi d’autres, d’une ville qui a changé et continue de changer, a répété son maire, Gaël Perdriau. Cette fois-ci à l’adresse des décideurs et médias nationaux dont quelques représentants parisiens étaient présents, jeudi au dernier étage, le 7e, de l’immeuble One-Station.

Livrés à l’été 2020, les 4 500 m2 de l’édifice sont présentés comme la « pierre angulaire » de l’ensemble de l’îlot Poste-Weiss. L’aboutissement d’un processus de 15 ans pour remplacer la friche laissée par le départ en périphérie du chocolatier Weiss puis les locaux de La Poste dans le cadre, plus large, de la mutation du quartier de Châteaucreux. Sur le seul l’îlot Poste-Weiss, trois projets ont capoté de 2006 à 2014, dont les velléités d’un nouveau siège pour ce qui était alors le Conseil général. Trop cher.

© If Media/Xavier Alix

Le 4e projet sur l’îlot Poste-Weiss aura été le bon

Aussi, « quand je suis arrivé à la mairie et à la présidence de l’Epase* en 2014, c’est le premier dossier sur lequel que je me suis penché, raconte Gaël Perdriau. J’ai tout de suite pris rendez-vous avec Stéphane Reymond. » Le directeur général adjoint de l’immobilier résidentiel et des régions de Vinci immobilier connait le contexte pour avoir travaillé sur les projets précédents avortés. Mais encore fallait-il croire au quatrième, remarque le maire. « Car Vinci immobilier et Cardinal (promoteur associé au projet de l’ilot, NDLR) ne sont pas une association philanthropique que je sache. C’est une belle réussite avec une architecture qui ne laisse pas indifférent.» Elle est l’œuvre d’Emmanuel Combarel et Dominique Marrec, de l’agence parisienne ECDM.

L’îlot vu du ciel (One-Station est à gauche) avec ses percées visuelles.
Le terrain mis à nu avant les travaux. ©Epase.

D’un rouge flamboyant (« une déclinaison de camaïeu de rouge brique »), l’îlot Poste-Weiss donne lieu à un cheminement, explique le premier. « Un paysage à la croisée entre le nouveau quartier d’affaires et l’avenue Denfert-Rochereau, qui mène au centre-ville. Au sommet de One Station, un volume en porte-à-faux vient cadrer une nouvelle percée visuelle ouverte depuis la gare vers une des sept collines de la ville. La géographie extraordinaire de Saint-Etienne est une chance. » Même si la topographie (5 % de pente sur l’îlot, Ndlr) participe à une infrastructure complexe sur un sol issu de l’activité minière. « Nous avions une histoire à raconter, à partir d’une gare atypique, juste en face, dont les matériaux et les couleurs ont orienté notre travail chromatique en collaboration avec la Drac et l’architecte des Bâtiments de France. »

L’ancienne vision à l’arrivée de Saint-Etienne. photo de 2012. ©Epase.

70 M€ ont été investis sur 26 000 m2

L’îlot Poste-Weiss totalise, avec ses trois bâtiments, 26 000 m2, organisés autour d’un parvis baptisé Pierre-Laroque, le « père »de la Sécurité sociale. La CPAM de la Loire est en effet installée ici, comme deux hôtels 4 (Novotel) et 2 (Ibis Budget) étoiles. L’investissement de 70 M€ porté par Vinci Immobilier et le groupe Cardinal cumule 14 500 m2 de bureaux, 75 logements et 1 500 m2 de commerces et restaurants, 280 places de stationnement. L’immeuble One Station était la dernière pièce du puzzle de travaux lancés en 2017.

C’est Sham qui s’en est porté acquéreuse pour 10 M€. La Société mutualiste du groupe Relyens, « spécialisée dans l’assurance et le management des risques des acteurs de santé et du médico-social » est ainsi en train de se constituer un patrimoine immobilier sur Saint-Etienne. Elle est, par exemple, derrière la nouvelle résidence séniors rue de La Montat prenant place dans l’ancien siège de Casino.

Avant, « peut-être », d’autres acquisitionsnote Olivier Bossard, le président de son conseil d’administration, par ailleurs directeur du CHU de Saint-Etienne : « One Station traduit notre politique d’investissement responsable avec une empreinte carbone basse. » Si Transdev et la foncière de Casino, Mercialys, ont déjà signé, 3 000 m² et 250 de commerces sur ses 4 500 m2 modulables y restent à prendre à la location. Avec des loyers mensuels allant de 140 € à 170 € le m2 pour un minimum de 100 m2.

Vue du parvis Pierre-Laroque depuis le sommet de One-Station. © If Media/Xavier Alix.

Sham a confiance dans la commercialisation de One-Station

 « Nous ne sommes pas là pour effectuer une opération immobilière : acheter puis revendre. Nous souhaitons nous inscrire dans le temps et le développement de cette ville, assure Dominique Godet, directeur général de Sham. Bien, sûr, il s’agit pour nous de rentabiliser nos actifs mais on est là pour longtemps. Par rapport à la commercialisation, la pandémie a gelé les choses, rebattu les cartes sur la notion d’espaces de travail. Nous sommes cependant très confiants. Saint-Etienne est très bien placée géographiquement et Châteaucreux très bien placé dans Saint-Etienne. »

Nous ne sommes pas là pour effectuer une opération immobilière : acheter puis revendre. 

Dominique Godet, directeur général de Sham

Au point d’attirer les grands voisins en quête d’espaces tertiaires ? A la question d’une consœur lyonnaise, sur la volonté qu’aurait affichée le président écologiste de la Métropole de Lyon, Bruno Bernard, de freiner son développement urbain en orientant les projets sur d’autres métropoles de la région, Gaël Perdriau répond : « Oui, il me l’a dit. Maintenant, aux déclarations, j’attends les actes. S’il y a 500 emplois à prendre, il a mon numéro. Nous l’accueillerons extrêmement bien pour lui trouver une solution… »

*Etablissement public d’aménagement de Saint-Etienne, à qui appartenait le terrain et revenait de mener le projet de reconversion.

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