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lundi 22 avril 2024
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Loire : une étude en cours pour renforcer le très haut débit

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Aléas climatiques, actes de malveillance… la sécurisation des infrastructures de communication électroniques du territoire est un véritable enjeu d’avenir. Cela concerne aussi bien les entreprises, les collectivités, que les particuliers. C’est pourquoi dans la Loire, une étude est en cours, afin d’évaluer la résilience du réseau, notamment du très haut débit.

Georges Ziegler, président du Département, Marie-Christine Thivant, présidente du SIEL-TE, et Barbara Falk, directrice régionale Aura de la Caisse des Dépôts et consignations. ©JT/ If Saint-Etienne.

« En cinq ans, nous avons permis à chaque habitant d’être éligible au très haut débit, lance Marie-Christine Thivant, présidente du SIEL-TE. Depuis l’été 2020, cette phase est terminée et nous sommes maintenant dans la phase vie du réseau. Il est donc nécessaire de s’assurer de la sécurité de ce réseau ». Dans la Loire, le SIEL-TE gère 17 000 kilomètres de réseau. Il s’agit d’un établissement public de coopération intercommunale qui regroupe toutes les communes et intercommunalités de la Loire, ainsi que le Département.

Au total, il a déployé le réseau fibre optique THD42 sur 274 communes de la Loire (hors Saint-Etienne Métropole et Roannais Agglomération), accessible à tous les fournisseurs d’accès Internet. Un investissement à hauteur de 280 millions d’euros porté par l’Europe, l’Etat, les EPCI de la Loire, la Région et le SIEL-TE. « Déployer 17 000 km sur cinq ans, c’est ce qu’on a fait pour le réseau d’électricité en 70 ans », rappelle Bernard Soutrenon, vice-président du SIEL-TE. Désormais, il faut donc pouvoir auditer ce réseau pour connaître la stratégie à adopter concernant sa sécurisation.

Une étude en cours

C’est pourquoi le Département et le SIEL-TE, soutenus par la Banque des Territoires, lancent une étude qui va durer trois mois, qui a pour objectif d’engendrer un plan d’actions par la suite. « Orange a annoncé l’arrêt du cuivre pour 2030, précise Séverine Reynaud, vice-présidente du Département chargée du numérique. C’est l’un des exemples, mais notre fibre doit tenir. Cette étude va nous permettre d’établir un plan au niveau départemental ». En effet, le réseau cuivre, historique en France, est détenu par Orange, autrefois France Telecom. Il était utilisé pour l’ADSL, la téléphonie, la télévision, via des câbles en cuivre, plus sensibles à la météo, plus énergivores que la fibre et surtout, qui ne permettent plus de répondre à la demande grandissante des utilisateurs.

Un réseau sensible

Cette étude sera ainsi une analyse cartographique et les services de l’Etat sont également sollicités, parmi différentes sources d’information, pour l’alimenter concernant des dégradations possibles, qu’elles soient volontaires ou involontaires. « Cela permettra de sécuriser les tronçons qui devraient l’être, ajoute Jérémie Lambert, responsable du pôle numérique du SIEL-TE, qui pilote l’étude. Par exemple, le réseau aérien sera davantage exposé dans des zones où il y a des risques d’incendies ». Les conventions de cofinancement ont donc été signées mardi 20 février, pour lancer officiellement l’étude. Et l’enjeu est majeur. « Le réseau fibre va rapidement devenir un réseau considéré comme sensible, au même titre que le sont le gaz et l’électricité », assure Bernard Soutrenon. Pour la présidente du Siel, il s’agit même d’un réel moteur de l’économie, en faisant un réseau devenu vital.

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