Saint-Étienne
jeudi 29 septembre 2022
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L’Université Jean Monnet renouvelle son offre de formations

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C’est la rentrée à l’Université Jean Monnet. Comme tous les 5 ans, 2022 marque une année de renouvellement complet de son offre de formations, avec de nouveaux parcours et d’autres qui évoluent. Toujours dans un contexte de sous-dotation de l’État…

Le futur campus Tréfilerie. ©Gautier+Conquet architectes.

« Nous continuons et continuerons à faire des choix stratégiques forts, a assuré Florent Pigeon, président de l’Université Jean Monnet de Saint-Etienne. Il me semble important de préciser que ces choix sont confortés par le Hcéres (Haut comité de l’évaluation de la recherche et de l’enseignement supérieur, Ndlr) qui a produit une analyse saluant ces choix. » Parmi les points faibles relevés par ce rapport du Hcéres, la formation continue qui reste à développer davantage et les dotations insuffisantes de la part de l’État. Côté points forts, l’analyse met en avant le programme de recherche de qualité de la faculté. Et comme tous les 5 ans, cette rentrée marque l’évolution et le renouvellement de l’offre de formation proposée par l’établissement.

Une formation « en accord avec les enjeux professionnels »

« Ce cycle de cinq ans est le moment où nous faisons le point et où l’on propose de nouveaux parcours et une évolution de ceux qui existent, rappelle Alain Trouillet, vice-président formation et relations internationales de l’UJM. Nous avons interrogé les contenus pour de meilleurs taux d’insertion professionnelle ». Ainsi, la licence Accès Santé est désormais ouverte sur le campus de Roanne, avec une trentaine d’étudiants inscrits. La faculté de droit a également refondu son offre de masters avec une mention en droit privé dédiée à la justice, aux procès et procédures, une en droit des affaires avec un parcours RH et droit social, et une dans le domaine du droit public avec un parcours proposé en droit international européen. Les master 2 « réalisateur en informatique musical » et « réalisateur en arts numériques » deviennent le master « création contemporaine et nouvelles technologies ».

« Les travaux vont permettre de tourner la page des campus goudronnés avec de grands parkings »

Florent Pigeon, président de l’Université Jean Monnet.

Une ouverture à l’international

Par ailleurs, ce sont trois nouveaux masters ouverts à l’international qui ont vu le jour. L’un dans le domaine du sport, le deuxième en droit et le troisième en traduction. Au total, l’Université Jean Monnet compte ainsi 6 masters à l’international, ce qui représente 200 à 300 étudiants selon les années. « Nous avons accueilli 2 400 étudiants de nationalité étrangère l’an dernier, ce qui n’est plus loin du niveau d’avant crise », note Alain Trouillet. En outre, sur cette rentrée, 80 étudiants ukrainiens intégreront l’université. Un chiffre qui évolue constamment, car le vice-président formation et relations internationales pointe la difficulté pour les hommes de quitter le pays : ils arrivent donc au compte-goutte.

5 750 euros par étudiant

Grâce aux travaux en cours, Florent Pigeon souhaite également « que les campus soient attractifs avec ces nouveaux aménagements. Les travaux vont permettre de tourner la page des campus goudronnés avec de grands parkings ». Mais plane toujours au-dessus de l’université son problème de sous-dotations de la part de l’État. Les SCSP (subventions pour charge de service public) accordées à 37 universités pluridisciplinaires qui, comme elle, sont dotées d’une faculté de médecine, représentent 5 750 euros par étudiant contre une moyenne de 7 290 euros. Soit un déficit de 1 540 euros par élève. Stéphane Riou, vice-président conseil d’administration et moyens, explique que le dialogue avec le ministère se poursuit. À la suite du dialogue de gestion, l’Université a reçu un supplément de SCSP avoisinant les 600 000 euros, dont une part n’est pas pérenne dans le temps.

« On vit avec, cela fait des années, tout comme d’autres universités, poursuit-il. Cela nous a permis de développer une résilience et une capacité à aller chercher des moyens. Dans un contexte d’économies d’énergie, ce sont des qualités, même si la sous-dotation et la crise énergétique sont des sujets différents ». Le président a précisé en effet qu’après deux ans de Covid, il n’était pas envisagé de fermer l’établissement ne serait-ce que deux semaines, pour faire des économies d’énergie.

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