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dimanche 23 juin 2024
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Le SCBVG veut continuer à forger

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Le Saint-Chamond Basket Vallée du Gier (SCBVG) ouvre sa saison à domicile ce soir avec la réception de Nantes à l’Arena. L’occasion de faire le point sur sa situation. Sportivement, cette année de chamboulement – fort renouvellement des joueurs et du staff – l’a été d’autant plus que l’imprévu a perturbé les plans niveau effectifs. Ce qui s’est vu sur des amicaux et la Leaders Cup aux résultats en dents de scie avant d’enchaîner sur des prestations rassurantes lors des deux dernières sorties. Structurellement, la montée en puissance du club semble, elle, suivre ce rythme de croisière serein auquel il nous a habitué…

Contre Boulazac en Leaders Cup fin septembre. ©SCBVG/Laurent Peigue

Une victoire 78 – 62 en déplacement à Evreux il y a une semaine pour ouvrir sa saison de Pro B. Avant une récidive immédiate à domicile, à l’occasion du derby, mercredi en Coupe de France, remporté 91 – 82 contre la Chorale de Roanne. Deux matchs qui ont eu de quoi rassurer. Et pas seulement pour une question de comptabilité au classement en ce qui concerne le premier. Ou de qualification face à un pensionnaire de l’étage au-dessus pour le second. Rassurant car, malgré l’adversité, ces matchs n’ont pas été arrachés mais maitrisés. Maîtriser les événements d’une intersaison, la direction et le staff du SCBVG auraient bien aimé pouvoir le faire aussi. Hélas, quand le « pas-de-bol » vient perturber le jeu au niveau de l’effectif… D’autant que ce début de saison 2003/24 est un baptême du feu en tant qu’entraîneur principal pour Maxime Nelaton. Dans ce contexte mouvant aussi bien pour le staff que pour les joueurs – 5 départs dont celui de son incontournable pivot Mathieu Boyer –, l’ex adjoint d’Alain Thinet aurait aimé avoir les mêmes cartes en main du début à la fin de la préparation…

Il n’était pas prévu que les 2,16 m du Serbe Radoslav Pekovic, considéré comme une « bonne pioche » apte à compenser la perte de Mathieu Boyer et à répondre à la nécessité de muscler l’équipe en général, cachent une blessure à la hanche excluant sa signature par contre-indication médicale. Pas plus qu’il n’était prévu que l’arrière shooter finlandais Ilari Seppala, déjà absent de longs mois l’an passé, se blesse lors de son dernier match à la Coupe du monde de basket début septembre. Le premier a été remplacé par le Croate Antonio Vrankovic un poil moins culminant (2,13 m tout de même) : bien que rejeton du monument qu’est Stojko Vrankovic, il n’a sûrement pas été recruté pour son nom. L’absence du second sera palliée par le pigiste médical Marquis Addison pour trois mois, le temps que Seppala revienne. Mais forcément, cela n’a pas aidé Maxime Nelaton, désormais épaulé par Allan Ferraton, comme adjoint, lui aussi bénéficiant d’une promotion interne (il était entraîneur des U18 nationaux au centre de formation) et de Maxence Collignon à la préparation physique, en provenance d’Ile-de-France. Un triumvirat de trentenaires qui a donc dû gérer une préparation tronquée, en dents de scie.

Un effectif en grande partie renouvelé qui vient apparemment de trouver des repères. ©SCBVG/Laurent Peigue

« Oui, nous visons une qualification en play-offs »

A l’image des premiers résultats parfois inquiétants, lors des amicaux et en Leaders cup. Un coup oui, un coup non : le SCVBG depuis 4 ans nous y a abonné. Si on se fie au rythme passé, après une saison 2021/22 tout en haut suivie de l’opus plus « compliqué » de l’an passé, ce sera oui cette année. « C’est pas faux, en rigole le président Roger Paour. Mais bon, on continue à aborder ce championnat humblement : il est relevé, physique, difficile avec une hiérarchie mouvante. Quand vous voyez que l’Elan chalonnais a mis 2 ans à remonter et Nancy 5 ans… Des clubs très structurés, clairement de l’étage au-dessus dont ils ont été champions il n’y a pas si longtemps. Cependant oui, nous visons à nouveau les play-offs auxquels nous avons fait plus que goûter depuis notre montée en Pro B. Déjà, parce que notre masse salariale est désormais la 7e de Pro B, donc cette ambition est logique. » Une masse salariale qui s’élève désormais à 815 000 € contre 756 000 € l’an passé.

On continue à aborder ce championnat humblement : il est relevé, physique, difficile avec une hiérarchie mouvante

Roger Paour

Si le sort peut se mêler des plans sportifs, la montée en puissance du club semble suivre sereinement son rythme de croisière auquel il nous a habitué. Nourri par un outil digne de la Bet Clic avec l’Arena, le budget total de la SAS SCBVG (distincte depuis l’an passé de l’association) est désormais le 8e de Pro B en atteignant un peu plus de 3,2 M€ contre 2,85 M€ 2022/23 et 2,2 M€ en 2021/22. Cela sans un accroissement du soutien des collectivités locales qui, du coup, voit leur proportion dans les recettes baisser de 30 à 23 %. Leurs subventions restent en effet stables avec tout de même, pour ne citer que les plus significatives, un total de 345 000 € du Département et 470 000 € de Saint-Etienne Métropole (dont il faut déduire 110 000 € de redevance pour l’Arena). Reste que « 23 %, c’est un excellent ratio à ce niveau là. Rappelons qu’on était à 60 % en montant en Pro B en 2015 », souligne Roger Paour.

Une belle affluence à l’Arena à confirmer

Roger Paour, président du SCBVG : « Oui, on conserve l’ambition de monter en Betclic Elite à terme. Nous avons l’outil pour. Maintenant, on ne fixe aucune date, aucune pression à ce sujet. » ©If Média/XA

Ce sont donc les recettes propres du club qui ont progressé. Le nombre de partenaires sponsors a, lui aussi, grimper et devrait continuer à s’étoffer en cours de saison : 280 actuellement contre 200 en 2021/22, 250 en 2022/23. Le groupe Fahy (Icar Peugeot) reste le sponsor « titre », sur le maillot, suivi du crédit Agricole Loire/Haute-Loire et de la Diligence. Des sponsors qui occupent une bonne partie de l’Arena à chaque match. « Et cette année, nous leur offrons une nouvelle prestation en proposant une privatisation d’après match de la salle annexe de l’Arena pour des après matchs avec une capacité d’accueil de 250 personnes », signale Roger Paour. Forte de ses 4 200 places, l’Arena pourra, elle, compter sur une affluence d’au moins 1 500 spectateurs par match en additionant places sponsors, VIP aux 950 abonnements lambda enregistrés jusque-là (250 de plus que l’an passé au même stade). Si on se fie à la saison passée, avec des résultats très en deçà de la dernière année à la Halle Boulloche, ce sera de toute façon beaucoup plus.

Avec 3 340 spectateurs en moyenne, le club a terminé avec la 4e affluence de Pro B, coiffé sur le poteau par Orléans qui a créé localement l’événement en remplissant en toute fin de saison sa nouvelle salle de… 10 000 places. Côté couramiaud cette affluence n’est pas la moindre des réussites de l’évolution continue du club puisqu’il tablait plus sur un 2 500 de moyenne. Il faut dire que les membres club revendiquent d’être « forgés au cœur de la passion ». C’est d’ailleurs le nouveau slogan.  

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