Saint-Étienne
mardi 6 décembre 2022
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Après un « investissement record » en 2021, Métropole poursuit sur sa lancée en 2022

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Lors du dernier conseil métropolitain du 30 juin dernier, l’approbation des comptes administratifs 2021 a été votée, tout comme celle d’un budget supplémentaire pour l’exercice 2022 avec 45 M€ venant s’ajouter aux 150 M€ déjà votés en mars dernier.

Des dépenses d’investissement records en 2021 et un budget supplémentaire voté pour 2022

Année de plein exercice suite aux transferts de certaines compétences provenant du Département, suite de la crise sanitaire, conséquences du Pacte financier et fiscal… La présentation des comptes administratifs 2021 ce jeudi 30 juin en conseil métropolitain permettait d’avoir une « vision globale » de la situation financière de la métropole selon Christian Julien, vice-président en charge du budget.

Le budget principal 2021 mentionne des recettes de fonctionnement de 307,4 millions d’euros (contre 296,1 en 2020) et des dépenses de fonctionnement s’élevant à 244,8 M€ (contre 230,2 millions en 2020). Concernant les dépenses d’investissement, elles atteignent un « montant record pour la Métropole » de 99,1 M€, selon Christian Julien, . En 2020, ces dernières étaient de 68,9 M€. Ces 99,1 M€ ont été répartis entre l’attractivité de la métropole pour 39,9 M€ (comprenant la réhabilitation de friches, des travaux d’entretien sur des bâtiments économiques tels que Métrotech ou le Pôle optique et vision, l’acquisition du bâtiment 241 de la Cité du design pour l’installation de l’Ecole d’art et de design, les actions touristiques et culturelles ou encore la construction de l’Aréna de Saint-Chamond), le « développement harmonieux du territoire » pour 43,4 M€ (comprenant la voirie communautaire, l’amélioration de l’habitat privé ou la mise en place de grand projets « irriguant le territoire ») et le « développement d’une métropole durable » pour 12,8 M€ (avec la collecte, le tri et le traitement des déchets, le plan Vélo ou encore les contrats de rivières). D’autre part, l’épargne nette voit son montant baisser à 37 M€ contre 41,2 M€ en 2020. L’encours de dette augmente quant à lui passant à 319,4 M€ contre 313,7 M€ en 2020. Le taux d’épargne s’élevant à 20,2 % et le ratio de désendettement à 5 ans.

Cette présentation des comptes administratifs positionne Saint-Etienne Métropole dans une perspective encourageante.

Christian Julien, vice-président de Saint-Etienne Métropole en charge du budget

Concernant les budgets annexes, celui des transports a vu sa dette passer de 150,6 M€ à 114,4 M€, avec des recettes de fonctionnement de 85,2 M€ (contre 90,1 M€ en 2020) et des dépenses de fonctionnement de 72,6 M€ (contre 70,3 M€ en 2020). Les dépenses d’investissement se situant à 13,6 M€ (contre 16 M€ en 2020) comprenant notamment l’acquisition de 13 trolleybus pour 8,6 M€.

Une présentation qui, selon Christian Julien, « positionne très sensiblement Saint-Etienne Métropole dans une perspective encourageante et une situation satisfaisante, notamment grâce au pacte financier et fiscal adopté. » Une position consolidée par la mise en avant du budget supplémentaire 2022 présenté dans la foulée, avec ses 45 M€ venant s’ajouter aux dépenses d’investissements déjà votées lors du conseil métropolitain de mars 2022. Un montant qui sera utilisé pour 9,6 M€ pour le stade Geoffroy-Guichard, la future patinoire et le projet Cité 2025, 8,6 M€ pour le plan de relance métropolitain, 7,2 M€ à la voirie, 5M€ pour l’économie, la recherche et l’innovation, 4,9 M€ pour des travaux divers tels que la ZAC de l’Horme ou l’entrée est de Rive-de Gier, 4,1 M€ au titre des contrats rivières ou encore 3,7 M€ pour la fin des travaux de l’Aréna de Saint-Chamond. Concernant le budget annexe des transports, les 9,5 M€ restants du résultat 2021 amputée des 4,7 M€ de diminution du recours à l’emprunt, vont être utilisés notamment pour la DSP avec le déploiement de services supplémentaires à hauteur de 1,4 M€ ou encore pour 2M€ au renouvellement du système VéliVert. Des données qui font dire à Christian Julien que la Métropole consent « un effort significatif en matière d’investissement, sans oublier la précaution, la prudence et l’approche gestionnaire ».

Si des investissements devaient être abandonnés, il serait bien que ce soient les projets les moins consensuels ou les plus discutables, en particulier ceux dont l’intérêt social ou territorial est moindre et dont le coût écologique est significatif.

Pierrick Courbon, conseiller métropolitain d’opposition – Saint-Etienne Demain

Des arbitrages éventuels « moins sévères » à prévoir au niveau métropolitain que communal

Une présentation qui a fait réagir Pierrick Courbon, conseiller métropolitain d’opposition, sollicitant l’exécutif sur les conséquences que pourraient avoir l’inflation sur les budgets de la Métropole, mais également sur la possibilité de voir des investissements abandonnés en conséquence. Des décisions, qui, si elles devaient avoir lieu d’exister, devraient se faire selon l’élu sur « les projets les moins consensuels ou les plus discutables, en particulier ceux dont l’intérêt social ou territorial est moindre et dont le coût écologique est significatif ». En réponse à ces interrogations, Gaël Perdriau, président de Saint-Etienne Métropole, a précisé que selon lui, les « arbitrages éventuels à prévoir seraient sans doute moins sévères et prégnants que dans les mairies. Tout simplement parce que la structure des recettes dans notre métropole est par nature complètement différente de celles de nos communes et les impacts des éléments extérieurs ont moins d’effet sur nos volets recette. » Concernant le fait de rassembler les efforts sur des projets « consensuels », Gaël Perdriau a rétorqué que « l’ensemble des projets ont été votés à l’unanimité des maires et en conséquence l’aspect consensuel des projets présentés est par nature présent. »

Les arbitrages éventuels à prévoir seraient sans doute moins sévères et prégnants que dans les mairies.

Gaël Perdriau, président de Saint-Etienne Métropole

Quatre nouveaux projets présentés dans le cadre du plan de relance métropolitain

Parallèlement, un point sur l’avancée du plan de relance métropolitaine (mis en place en juin 2020 avec une enveloppe de 320 millions d’euros divisés en plusieurs volets dont 53 M€ dédiés aux projets d’investissements des communes du territoire) a été fait par Nora Berroukèche, vice-présidente au développement économique. Elle a rappelé que 22 communes et 28 projets ont d’ores et déjà bénéficié de ce dispositif pour un montant total de 13,4 M€. Quatre nouveaux projets ont été présentés ce 30 juin, pour un montant total de 3,2 M€. Deux concernent Andrézieux-Bouthéon : 1 M€ sur un coût global de 3,8 M€ pour la modernisation de l’éclairage public et 1 M€ sur un coût global de 2,1 M€ pour l’aménagement du parc de loisirs des Bords de Loire. Le projet d’aménagement du parc du Mollard à Châteauneuf bénéficiera quant à lui de 900 000 euros (coût global du projet s’élevant à 1,8 M€). Enfin, la municipalité de Genilac sera aidée à hauteur de 333 000 € pour la construction de son centre technique municipal (coût total de 666 000 euros).

Pour revoir le conseil métropolitain du 30 juin 2022 s’étant déroulé au Musée d’art moderne et contemporain, rendez-vous sur cette page

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